07/03/2007
On se trompe d'élection.
Les choix politiques du pays sont normalement discutés, affinés, votés à l’assemblée nationale. Le Sénat vient ensuite éventuellement amender les lois et le Conseil constitutionnel vérifie, in fine, si celles-ci sont conformes à la constitution. C’est du moins ainsi que les choses doivent se passer. Alors pourquoi tant de fièvre autour de l’élection Présidentielle sachant que l’élu de cette consultation se doit justement d’être le garant de l’unité du pays et pour se faire ne doit pas être le champion de telle ou telle option. Les Français le perçoivent d’ailleurs assez bien, eux qui après avoir adoubé Nicolas Hulot plébiscitent aujourd'hui François Bayrou, justement parce que celui-ci fait semblant de ne pas faire de politique et de vouloir faire avec les meilleurs à gauche et les meilleurs à droite. Ce qui n’aurait strictement aucun sens dans la gouvernance du pays tant les logiques libérales et collectives s’opposent en tout. Mais les électeurs ont bien compris que là n’est pas le problème puisqu’un Président n’est pas appelé à gouverner.
Alors d’où vient cette profonde confusion des genres. Et bien c’est encore la faute à Jospin et à ses copains qui croyant ainsi rafler tous les pouvoirs a accepté la modification du calendrier des élections plaçant la Présidentielle avant les législatives. Du coup tout est focalisé sur cette consultation hyperpersonnalisée et les élections législatives risquent d’en être la simple conséquence.
La priorité institutionnelle me parait donc, et là le Président a son rôle à jouer en tant que garant des institutions, de remettre les consultations électorales dans l’ordre des priorités à savoir les législatives qui donnent une majorité politique au pays. Majorité dont sera issu le gouvernement. Puis la Présidentielle qui désigne une personnalité dont la singularité sera de ne pas être partisane mais bien de rassembler le pays.
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