Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/02/2017

La gauche remercie F Fillon.

 

fillon.jpgOuf ça y est, la gauche est rassurée, François Fillon reste bien le candidat de la droite.  Son discours de cet après-midi ne laisse planer aucun doute. « Je n’ai rien fait d’illégal et si ce que j’ai fait n’est pas bien, je m’en excuse auprès des français… ». Circulez l’affaire Fillon est terminée, la presse, la justice tous pourris,  maintenant on se met au boulot. Et bien voilà qui est bien parlé. Les Français vont tout de suite comprendre que quand on est député, Ministre…on peut verser sur le compte de sa femme, à partir de l’argent public, des sommes rondelettes dont on n’aura aucune justification à fournir. Car tout le monde l’aura entendu, Pénélope dit vrai quand elle s’exprime à la télé et qu’elle dit qu’elle n’a jamais été assistante parlementaire de son mari. Bon d’accord les esprits chagrins pourront toujours prétendre  que l’interview était en anglais et que depuis le BREXIT, l’anglais ne compte plus. Ou que, comme le  dit F Fillon l’interview était hors contexte… ben voyons au café, si ce n’est pas hors contexte ça ! Bref c’est la grosse patouille et le François plus il se démène et plus il s’enfonce. Il en appelle au coup d’état de la gauche, au lynchage médiatique. Mais Monsieur « Je Lave plus Propre »,  au-delà des mots,  des intérêts des uns et des autres dans cette affaire, les faits sont là. Votre femme a vu tomber sur votre compte en banque commun  près de 900 000 euros  sans qu’elle ait eu à bouger le petit doigt. Sauf peut-être un coup de fil par ci par là, une présence à un cocktail barbant au possible. Tout ceci peut être légal mais certainement pas moral.    

          Il sera donc, comme il le dit le candidat de la droite… droit dans ses bottes et le premier qui rigole, il aura gaffe à faire. Un froncement de sourcils et le traitre qui met en cause la parole du candidat sera transformé en statue de sel. Il y a d’ailleurs de fortes chances que les quelques députés qui ont émis des réserves  sur la possibilité pour Fillon de tenir, se mordent rapidement les doigts. Juppé s’en tire élégamment, et Sarkozy trépigne en voyant le plat passer une nouvelle fois.

        Franchement, à part le contingent des inconditionnels, prêts à tout pardonner à celui qui parle de relever le pays en serrant  encore plus la ceinture des  bas salaires, qui peut une minute faire confiance à un individu qui ne se rend même pas compte que son discours est devenu tout simplement  insupportable.  Pas grand monde, et bien  c’est cela la bonne nouvelle pour la gauche qui se voyait bien mal partie dans cette compétition présidentielle après une mandature qui ne laissera pas une trace historique.  Il y a aujourd’hui  un appel d’air  et tout le monde pense  récupérer cet électorat qui va fuir F Fillon et donc rétrécir le score de la droite.

      Comme quoi, il se passe  toujours quelque chose de nouveau en politique et si cela se trouve, nous n’avons pas encore tout vu.

02/02/2017

La Cornouaille manque de souffle.

        ob_7d4c34_carte-cornouaille.jpg Avec la restructuration de l’Etat et la perte d’influence grandissante des départements, des territoires nouveaux sont en train de se dessiner. La logique qui semble s’affirmer est bien une agglomération avec son espace de vie. Comment dans ces conditions interpréter la volonté des élus de la nouvelle communauté de commune de Pleyben Chateaulin Porzay de tourner le dos à Quimper et la Cornouaille pour regarder vers la métropole Brestoise ?Historiquement et ceci pour des raisons évidentes de proximité, de liens culturels, historiques, économiques et commerciaux, les communes du Porzay situées en bordure de la baie de Douarnenez font parties comme Douarnenez et Chateaulin de l’aire de Quimper-Cornouaille
        Il y a certainement eu des erreurs commises par Quimper Communauté, le pays de Cornouaille et plus récemment par Quimper Cornouaille Développement pour en arriver à ce constat qui fait que des populations qui travaillent et vivent en majorité en lien avec la Ville de Quimper vont se retrouver artificiellement rattachées à la métropole brestoise. Métropole qui possède elle-même sa propre logique de territoire basée sur son aire d’attractivité plutôt vers le Nord et vers l’Est. A ce titre les propos tenus par le Maire de Quimper lors des vœux à la population montrent bien le peu de détermination et donc le peu de cas fait par Quimper en direction de Chateaulin. «
Vient qui veut… » disait-il, devant une assemble d’élus. Comme si le territoire était un buffet libre-service ou chacun se servirait au gré des opportunités. Un territoire est une véritable entité, qui a du sens par les gens qui y vivent, qui y travaillent et qui s’y déplacent et tissent des liens. Et si des élus, qui veulent montrer leur mécontentement ou sont attirés par des propositions de subventions plus généreuses, se laissent aller à écouter le chant des sirènes, il appartient à celui qui a la responsabilité de « leadership » de trouver les mots pour fédérer autour de ce qui fait sens pour les habitants. Car les habitants ne se trompent pas et pour un Douarneniste comme pour un habitant de Plonévez Porzay ou de Chateaulin, c’est vers Quimper et la Cornouaille que se porte le regard. 
        Il n’est pas trop tard mais il est cependant urgent que de Quimperlé à Chateaulin en passant par Concarneau Douarnenez Fouesnant, Pont l’Abbé… les élus se retrouvent et imaginent ensemble un territoire porteur en matière d’économie comme en matière touristique. Un territoire qui revendique sa culture autour de la terre et de la mer et qui se projette dans l’avenir en abordant le grand défi que représente la transition énergétique.

29/01/2017

Un véritable choix de société.

          valls hamont.jpgCe dimanche 29 janvier nous allons (enfin !) connaitre celui que les militants et sympathisants socialistes auront choisi pour les représenter lors de l’élection présidentielle du printemps. Comme je l’ai redit lors d’un dernier post, je vote Jadot, mon regard n’est donc pas celui de qui cherche son candidat.  je m'intéresse cependant au débat entre les deux candidats du PS  car au-delà du résultat de cette présidentielle, ce qui est en jeu,   c’est bien l’avenir de la gauche dans son ensemble. Et cet avenir se joue sans doute en partie lors de cette primaire.

            Le débat télévisé de mercredi a fait  apparaître un clivage,   infranchissable entre deux lignes. D’un côté, nous avons vu un candidat sûr de lui et de son bilan qui se fondera sur ce bilan pour poursuivre son action en tant que Président. On peut résumer, du moins en ce qui concerne l’économie, son  point de vue par: C’est le travail, par le salaire qu’il dégage qui représente l’outil de redistribution de la richesse.  Il faut donc que les gens travaillent plus pour gagner plus. Il reste parfaitement cohérent avec son action, matérialisée par la loi travail,  qu’il a fait passer en force à l’aide de l’article  49.3.

             De l’autre côté nous avons une vision fondamentalement différente sans doute partiellement aboutie  mais qui amène des propositions nouvelles. Du fait de l’informatisation, de la robotisation et surtout de la nécessité de maîtriser notre consommation afin d’éviter le crash de la planète, le travail va diminuer,  Il faut donc mettre en place d’autres outils pour assurer la redistribution de la richesse.

          le clivage se situe exactement là. On peut  dire qu’il s’agit d’une opposition entre une vieille méthode qui a sans doute   donné ses fruits depuis une cinquantaine d’année mais qui   aujourd’hui est  en panne et une prise en compte d’une réalité qui a changée.

        Le débat tourne ensuite  sur un pseudo réalisme qui interrogerait sur les moyens financiers d’assurer cette redistribution.  Les chiffres  valsent et donnent le vertige 45 milliards, 100 milliards… C’est un faux débat. Si à la libération, nos ainés s’étaient posé ces questions autour du financement de la sécurité sociale … nous n’aurions pas aujourd’hui  de sécurité sociale. En 2008 le krach financier mondial  a produit un trou immédiat de 2000 milliards d’euros. Les Etats ont payé. L’évasion fiscale en France est évaluée à 80 milliards, les niches fiscales à 70 milliards, dont une bonne moitié consiste à redonner de l’argent à ceux qui en ont le plus. Le financement du revenu universel n’est donc pas le problème. Cette proposition nouvelle et originale  mérite cependant d'être   creusée.    Et de mon point de vue si la société doit a chacun un revenu lui permettant de vivre, chacun doit prendre sa place et participer, par son action au bon fonctionnement de la société.  Le travail n’est pas qu’une redistribution, c’est aussi un lieu de rencontre et un outil de reconnaissance sociale. Et du travail pour le bien commun il y en a. Nos rivières ne sont plus entretenues parce que les paysans ne sont plus assez nombreux, alors qu’est-ce qu’on attend  pour rendre propriété publique les berges et en assurer publiquement l’entretien… on veut développer la randonnée à pieds à vélo, les sentiers sont à ouvrir, à entretenir… les enfants ont besoin d’être accompagnés en dehors de l’école… les personnes âgées ont besoin de compagnie… En donnant du sens au revenu universel, il peut vraiment devenir un outil de reconnaissance pour chacun.

        Concernant la légalisation du cannabis, il ne s'agit pas de laxisme comme se plaisent à dire les opposants mais simplement de prendre en compte une réalité. Toutes les politiques répressives se sont soldées par des échecs. La consommation, chez les jeunes en particulier, augmente et c’est un vrai problème. Alors allons-nous continuer  à faire  l’autruche en niant l’évidence  qui nous empêche d’avoir une vraie politique de prévention et de santé et qui génère un trafic clandestin, criminel  extrêmement rémunérateur pour certains ? L’Amérique a été confronté à ce même problème par la prohibition de l’alcool entre les deux guerres … elle a enfanté de Al Capone et consorts…  La prohibition a été annulée en 1933. Cela ne veut pas dire que les problèmes de santé publique  ont été résolus mais la criminalité a fortement baissée.  

      Il y a donc ce dimanche  pour les socialistes, entre ces deux hommes   un véritable choix de société, En tant qu’écologiste au delà de savoir qui sera au second tour,  je serais rassuré pour l’avenir,  que  la gauche socialiste  soit représentée par une vision nouvelle et progressiste de notre société.