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19/07/2017

Quel avenir pour les communes ?

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Emmanuel M acron choisit de faire payer les collectivités locales en supprimant la taxe d’habitation, en réduisant leur dotation puis en proposant de réduire le nombre des conseillers municipaux.
On peut vraiment s’interroger sur la politique que nous propose le nouveau Président car dans le domaine de l’action publique, ce sont  sans doute les collectivités locales qui par la taille et l’efficacité de leurs investissements se montrent les plus redistributives de l’impôt. Elles sont aussi plus justes dans cette redistribution car menant des politiques au plus proche des habitants. La suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de la population va inévitablement se traduire par une levée d’impôts ailleurs car il faudra bien retrouver les 20 milliards que l’Etat se propose de compenser la première année. La suppression de la taxe d'habitation brise en fait les dynamiques locales et cale un point zéro. Les collectivités n’auront aucun intérêt à se montrer dynamiques car la suppression de la taxe d’habitation ne leur permettra pas d’augmenter leur base fiscale. Il y avait certainement matière à réformer cet impôt considéré largement comme inégalitaire mais de là à le supprimer il y a un pas qui constitue sans doute une erreur.
        Par ailleurs E Macron vient d’annoncer qu’au-delà de la suppression de la taxe d’habitation, il demanderait aux communes un effort supplémentaire de 13 milliards d’ici à 2022. Effort qui va se traduire par une baisse encore plus prononcée des dotations aux communes. Quand on sait que celles-ci ont déjà été mise largement à contribution allant jusqu’à faire dire aux responsables des collectivités locales « on est arrivé à l’os ».
        Et pour en finir avec "le bashing des collectivités locales" E Macron vient d’annoncer qu’il préparait un texte de loi visant à réduire le nombre des élus locaux. Quelle incidence aura une telle mesure   en termes de réduction de la dépense publique sachant que dans leur immense majorité ces élus locaux sont non rémunérés? Question démocratie  par contre, on peut être certain que cette mesure marquera une nouvelle étape dans le désengagement des citoyens envers la ou envers les politiques. Bien entendu que tout le monde s'accorde sur le fait que si la ville de Quimper passait de 49 conseillers à 25 ou même a 10... son activité n'en serait pas radicalement différente mais ce qui changerait ce serait ce lien qui existe entre la population et les élus. Chaque quartier possède un élu et cet élu reçoit les commentaires souvent les récriminations des habitants du quartier. Il n'y a là rien de fondamentalement indispensable..., mais  juste comme de l'huile dans les rouages de la démocratie. 
      On le voit de plus en plus précisément, E Macron conforte le rôle de l’Etat au détriment des territoires. Il se présente ainsi comme très Jacobin et assume de plus en plus une posture régalienne. On aurait pu imaginer que dans un souci de réforme visant à plus d’efficacité, il aurait cherché à réduire le rôle des communes tout en renforçant celui des intercommunalités, en imposant par exemple une élection au suffrage universel direct pour celles-ci. mais il ne semble pas plus convaincu de l’efficacité des structures intercommunales que par celle des communes.
     Au-delà des postures personnelles et de son excellence en matière de communication, c’est sans doute cette vision très jacobine, "jupitérienne" diraient certains,  du plus d‘Etat qui marquera son début de mandat.

 

26/06/2017

une étude couteuse et inutile.

conten.jpgJusqu’à présent, la plupart des foyers quimpérois voient leurs poubelles grises ramassées deux jours par semaine. La mise en place de la collecte sélective de tous les emballages a considérablement réduit le volume des déchets destinés à l’incinération. Il est donc normal que nous en venions à un ramassage semaine. Il y a plus d’une année que régulièrement je réclame au sein des instances  communautaires  cette modification. Ca y est, la chose semble acquise. Alors pourquoi ce coup de gueule poussé jeudi soir lors du conseil communautaire.   Tout simplement parce qu’au détour d’une simple délibération je découvre que la collectivité a passé un marché pour une étude,  à un cabinet de Lyon afin évaluer le besoin en terme de taille de conteneur individuel. Des employés de cette société retenue vont donc passer dans chaque foyer pour demander si les résidents ont assez avec le conteneur actuel ou s’ils en souhaitent un plus grand. A l’issue de cette enquête, la même société aura en charge de distribuer les nouveaux conteneurs. Coût   de l’étude 350 000 euros

Il aurait été tellement plus simple pour la communauté, le choix d’un passage semaine étant fait,  de lancer une communication invitant les quimpérois qui auraient souhaité un conteneur plus grand de se signaler à la mairie. On aurait même pu, pour moins de 40000 Euros,  embaucher deux vacataires pendant 2 ou 3 mois afin de faire un travail en profondeur sur le volume et la nature des déchets produits.

  A l’heure où nous constatons une baisse des dotations de l’Etat, ou tout le monde s’entend pour dire qu’il nous faudra faire des économies, ce marché est tout simplement aberrant.   

19/06/2017

Et l'écologie dans tout cela?

   urvoas.jpgLes urnes ont rendu leur verdict…  le mouvement d’ E Macron « En marche »,   comme prévu,  fait carton plein. On peut bien entendu regretter la défaite de Députés qui ont fait leur travail tout en restant fidèle à leurs idées. On peut aussi regretter la victoire de Députés qui ont trahi leur parti  en rejoignant tactiquement  une majorité Présidentielle. Mais c’est ainsi et malgré une lourde abstention, Le Président possède aujourd’hui une confortable et légitime majorité. Il le sait, il a maintenant  6 mois…peut-être un an pour marquer le pays et pour le faire avancer.   

Dans le débat Finistérien et tout particulièrement quimpérois   on ne peut que souligner et regretter l’absence de l’écologie. Alors que la population se prépare aux mutations que va entrainer  la lutte contre le  changement climatique,  aucun des deux postulants de la première circonscription n’y a fait référence durant la campagne. On va malgré tout se rassurer en se disant que Nicolas Hulot est dans la place et que s’il y est, c’est qu’il a obtenu des engagements de E Macron.

Tous les partis ont aujourd’hui à se remettre en question et « EELV les verts »  tout particulièrement. Comment se fait-il,  alors que les écologistes gagnent chaque jour au niveau des idées, que leur poids politique soit rendu aussi faible. Il y a certainement des erreurs de tactiques,  aussi certainement l’exemple d’un fonctionnement pour le moins chaotique mais il y a aussi fondamentalement un positionnement qui de fait et on le voit dans les urnes  n’est pas suffisamment soutenu par la population. Les citoyens ont sans doute plus  besoin qu’on leur propose des solutions  pour y arriver plutôt qu’un discours sans doute juste mais  parfois décourageant.

E Macron et son mouvement « en marche » n’ont pas gagné sur un programme mais plus sur l’idée qu’il fallait changer. Et de ce coté nous avons assisté depuis le mois de mai à une véritable révolution en douceur.  L’écologie peut et doit prendre une large place dans ce changement annoncé. La présence de Nicolas Hulot est un signe fort  mais qui n'aura de sens que si nous savons le transformer  en actions pour l’avenir