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09/07/2019

« Il faut rassembler la gauche et les écologistes »

gauche ecolo.JPGLe Télégramme 7/7/2019 par Ronan Larvor


On la sentait venir. La prise de distance entre Daniel Le Bigot, seul élu d’opposition Europe Écologie Les Verts au conseil municipal, et les autres militants quimpérois du parti écologiste qui étaient à l’origine de la démarche Kemper 2020, semblait inéluctable. Depuis des mois, l’élu plaide pour un rassemblement à gauche au premier tour, seul à même, selon lui, de battre Ludovic Jolivet.
« Je reste convaincu qu’il y a une urgence écologique et que la municipale est un bon moyen de mettre en place un véritable projet écologique à l’échelle du territoire, commentait samedi Daniel Le Bigot. Pour y arriver il faut pouvoir constituer une majorité susceptible d’emporter la mairie. Je pense que pour cela il faut, dès le premier tour, face aux listes du maire et d’En Marche, présenter une liste qui rassemble la gauche et les écologistes. La stratégie choisie par la "coopérative" n’est pas celle-là. J’en prends acte. Je continue cependant à œuvrer pour un rassemblement dès le premier tour. Tout peut se passer, tout est possible jusqu’au dépôt des listes ».

Les stratégies sont donc pour l’instant irréconciliables. Reste que l’élu sortant ne dit pas avec qui il va repartir. Il avait clairement dit sa « sympathie » pour l’initiative de sa collègue de l’opposition Brigitte Le Cam, aujourd’hui dissidente d’En Marche, la démarche initiale autour des partis de la socialiste Isabelle Assih, ne lui semblant pas pertinente. Depuis, cette dernière a aussi mis son drapeau dans sa poche et plaide pour un rassemblement plus large. Il semble qu’un autre pôle à gauche puisse donc se constituer qui rassemblerait au moins le mouvement piloté par Isabelle Assih et le petit groupe fédéré par Brigitte Le Cam. Une rencontre entre les deux leaders est prévue cette semaine. Daniel Le Bigot pourrait donc rejoindre ce regroupement, s’il a lieu. Reste l’incertitude concernant le PC de Piero Rainero, autre élu d’opposition, qui ne s’est pas exprimé depuis longtemps sur ces mouvements de campagne.

24/06/2019

Le grand écart.

ti douar.JPGLa ville de Quimper a marqué en juin son intention de vendre les terrains en bordure du rond-point de Ti Douar à Quimper Bretagne Occidentale. Aujourd’hui QBO se propose d’acheter ces terrains pour les vendre à la société NICOT. Ces terrains boisés permettaient jusqu’à présent de garder une entrée de ville paysagée et masquaient les bâtiments industriels et commerciaux Truffau et Décathlon. Si Nicot fait cette acquisition de 11000 m2 c’est en partie pour un construire des bâtiments et pour y mettre les enseignes publicitaires qui vont les accompagner.
Comment peut dire, comme l’a fait le Maire, avoir entendu la demande environnementale des habitants lors des dernières élections Européennes, caractérisée par le score des écologistes et continuer à saccager de la sorte notre environnement paysager. Sans compter le double discours qui consiste à lancer un "opération cœur de ville" et à vendre 11000 m2 en périphérie pour du développement commercial. Et ici il ne s’agit pas d’octroyer une simple autorisation d’exploitation commerciale à NICOT mais bien de vendre du patrimoine paysager pour une grande surface commerciale en périphérie.

C'est ce que l'on appelle le double discours. 

06/06/2019

l'OSP de la ligne Quimper Paris ...un bras d'honneur à l'écologie.

hop.jpg Pendant  que se discute à l’assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire les vols intérieurs,  si une alternative par le TGV est possible, l’Etat, la région et les collectivités locales dont QBO,  s’apprêtent à subventionner dans le cadre d’une OSP (Obligation de Service Public)   la ligne largement déficitaire Quimper Paris.  3 millions d’euros seraient ainsi  versés par les collectivités pour maintenir sous perfusion, cette ligne actuellement fréquentée par moins de 70000 voyageurs à l’année. Ce qui représente à peu près 40 euros de subvention par voyageur.  Pour mémoire la ligne Brest/  Paris au départ de Guipavas,  soit un aéroport a moins d’une heure  de la Cornouaille,  rassemble plus de 1 million d’usagers.  

Actuellement pour arriver à Paris afin d’y effectuer une journée complète de travail,  aucun train au départ de Quimper ne rejoint la capitale avant 9h 10. La priorité des acteurs publics devrait être  de favoriser un TGV qui arriverait à Montparnasse vers 8h30  ce qui le ferait quitter la gare de Cornouaille vers 5h du matin, plutôt que favoriser   un transport aérien qui  de toutes façons  restera fortement aléatoire du fait,  entre autres des conditions climatiques et du manque d'équipements de l'aéroport de Pluguffan. Il faut en plus ajouter à ce côté aléatoire le fait que l'avion  dépose les voyageurs en dehors de Paris (Orly)  qu’il reste  ensuite à rejoindre la capitale  par bus, taxis ou trains.

L’urgence climatique est là et s’il existe des alternatives à l’avion,  comme c’est le cas entre Paris et Quimper,  l’Obligation de Service Public (OSP)  est une aberration tant sur le plan économique que sur le plan écologique.  Alors que l’on cherche des moyens financiers pour améliorer le transport par le train, qu’il est indispensable de réduire le prix du billet pour le rendre plus accessible,  cette subvention publique  de 3 millions d’euros pour l’avion est un véritable bras d’honneur aux engagements que tous les élus devraient prendre en faveur de l’écologie.