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05/04/2021

une explication serait la bienvenue.

Envie de revenir sur le vote du vœu présenté par Karim Ghachem lors du dernier conseil municipal jeudi soir.  Ce vœu était une réponse à la décision d’une centaine  de collectivités Polonaises de rendre la Pologne « zone sans idéologie Lesbienne, Gay… »

Sur le vœu lui-même pas de commentaires particuliers, Karim a bien expliqué le contexte et l’approbation générale du conseil, semblait acquise. C’est Georges Philippe Fontaine qui est venu troubler cette unanimité. Conscient que son intervention risquait de ne pas être comprise il a annoncé lui-même la couleur « je sais que ce que je vais dire va déplaire… ». Ceci dit ses propos liminaires n’avaient rien de particulièrement choquants tant qu’ils faisaient appel au sens de la République qui se devait d’être universaliste et de ne pas verser dans le communautarisme. Il a quand même dit… « Qu’ici nous n’étions pas ni en Somalie ni en Tchétchénie ni en Arabie Saoudite… ». L’allusion était parfaitement claire mais la décision ici contestée venait d’une terre très catholique et qui plus est Européenne, la Pologne. En fait sa sortie de route est arrivée subitement quand il a dit à propos des agressions homophobes, qu’il s’agissait « de faits divers… ». En gros un chien qui croque un passant et une bande de skins qui frappent deux hommes se tenant par la main, c’est du pareil au même. J’exagère un peu la formule mais c’était bien le sens de son intervention. J’ose espérer que son propos, emporté par son discours, a largement dépassé ses pensées. Je pense qu’il serait bien qu’il le précise. 

L’autre singularité de ce vote, passée en partie inaperçue, a été l’absence de Ludovic Jolivet au moment du débat.  L’ancien Maire a quitté la séance juste deux minutes avant la présentation du vœu.   Chacun peut avoir ses raisons pour s’absenter lors d’un conseil mais là, être resté jusqu’à 23h45, avoir participé à tous les autres débats pour quitter sa chaise lors du dernier dossier. C’est un peu troublant. Je trouverais transparent que Ludovic Jolivet s’exprime sur ce vœu et nous dise s’il l’aurait voté… ou s’il se serait abstenu comme son camarade GP Fontaine.   

04/02/2021

La voie verte Quimper-Pluguffan sortira-t-elle du tunnel ?

Les 9 km de voie verte entre Quimper et Pluguffan seront livrés en 2024 après deux décennies d’attente. Daniel Le Bigot veut engager les négociations sur les 1 200 m de liaison restants jusqu’à la gare.

 

Le Télégramme du 3 février 2021

01/02/2021

c'est quoi l'essentiel...?

essentiel.jpgEn fait c’est quoi un produit essentiel ?  On nous dit que les magasins qui commercialisent les produits essentiels resteront ouverts pendant ce confinement, que l’on nous prédit pour d’ici peu. C’est donc qu’il doit y avoir une définition pour ces produits. Alors chacun y va de son couplet, avec plus ou moins de bonne foi. Il y a quelques semaines des fidèles se réunissaient à genoux devant la cathédrale réclamant la réouverture des églises au titre que la pratique du culte relèverait de l’essentiel. Après tout, pourquoi pas ? Ce matin dans le télégramme, le patron d’un Love-shop de Concarneau prétend que ses objets, insolites pour certaines personnes mais visiblement usuels et pratiques pour d’autres, tels que « rabbit » pour madame et « poupée gonflable » pour monsieur, ont également une valeur essentielle.  Faut-il en douter ?

Ces deux revendications du qualificatif « produit essentiel » aussi contradictoires montrent bien l’élasticité de la définition. Et ceci sans évoquer les amateurs de musique, de lecture, de théâtre qui tous revendiquent le caractère essentiel   de leur passion. Alors quels magasins, quels lieux, peuvent rester ouverts dans cette période ou la préoccupation de nos instances semblent bien fluctuantes au-delà du bien fondé de tout faire pour que les hôpitaux ne soient débordés.  J’avoue que la réponse n’est pas simple. Si l’on considère que la situation sanitaire l’emporte sur toutes autres considérations, il y aurait lieu, sans doute, de s’interroger sur des produits non pas essentiels mais vitaux. Et même sur cette notion les points de vue risquent d’être divergents. Le fumeur va bien évidemment considérer que son paquet de cigarettes est vital pour lui, alors qu’au sens stricte de la définition il serait plutôt létal. C’est d’ailleurs écrit sur le paquet « fumer tue » comment dans ce cas considérer le paquet de cigarettes comme vital. On peut multiplier ainsi les exemples, manger de la viande 5 fois par semaine serait considéré  comme vital alors que de plus en plus de végétariens nous disent tout le bien qu’il y a, à sortir du régime carné.

A y réfléchir, ceux qui aujourd’hui sont amenés à prendre des décisions, sont condamnés à se fâcher avec une bonne partie de la population tant celle-ci est partagée. Du coup le pilotage démocratique devient particulièrement périlleux. Le gouvernement sera donc jugé, sans doute pas pour ces actions mais plutôt sur son bilan final de la crise et ceci en comparaison avec les pays voisins. Combien d’hospitalisés, combien de morts pour combien d’habitants. Les bureaux d’études de statistiques ont de beaux jours devant eux.