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22/12/2017

les yeux et les oreilles de la police

            Madame la directrice départementale de la sécurité publique s’indigne des propos suscités par la mise en place du dispositif « voisins solidaires ». Elle dit dans le journal de ce jour (22 décembre), concernant ces voisins particuliers,  « qu’ils ne sont pas les yeux et les oreilles de la police » contredisant mot pour mot ses propos tenus à la presse lors de la mise en place du dispositif (journal du 6 décembre)..À Kerfeunteun, Ergué-Armel, Penhars ou encore au centre-ville, « ils seront les yeux et les oreilles de la police », explique Nelly Jauneau-Poirier. ...
 Je tiens à lui rappeler que se sont justement ses propos qui ont suscité notre réaction indignée  au conseil municipal.Aidonsnosvoisinskemper2.jpg

          Il n’est pas question de remettre en cause le principe de solidarité qui fait qu’en tant que voisin, s’il se passe quelque chose d’anormal, chacun prend ses dispositions, éventuellement en le signalant à la police. Ce que nous dénonçons,  c’est la création d’un dispositif qui donnerait à certains citoyens un rôle particulier auprès de la police. Ce dispositif est justement de nature à démobiliser les autres habitants et en  ce sens,  il participe à la détérioration de la cohésion sociale pourtant indispensable à la vie en société.

          Le rôle de la police est parfaitement identifié et c’est pour cela que les agents portent un uniforme et qu’ils sont par  assermentés. Il ne s’agit pas de remettre en cause cette fonction mais simplement de s’interroger sur les missions que se verraient confier ces « voisins solidaires » voire sur les missions dont ils s’auto-saisiraient.

        Et je reprends ma question posée  au Maire lors du dernier conseil municipal. Sur quel constat se base la municipalité pour mettre en place un train de mesures exceptionnelles… caméra sur la voie publique, agent de la tranquillité publique  et voisins solidaires. Y aurait-il une détérioration de la sécurité dans Quimper, auquel cas il faudrait qu’elle nous le dise.

Le Télégramme 22 décembre 2017 Nelly Jauneau-Poirier, directrice départementale de la sécurité publique

18/12/2017

En réponse à la réaction de  Arnaud dans le télégramme de ce jour à propos des voisins "vigilants".

 voir la lettre d'Arnaud.. 

 

             Les faits que vous relatez sont des faits classiques, histoire habituelle  d’une forme de  délinquance : Intrusion dans le domicile… dégradation de biens privés ou public. Il a toujours été du rôle des  citoyens et réagir d’intervenir  et éventuellement  d’apporter les témoignages aux agents chargés de la sécurité publique. l'inverse serait de l'indifférence voire de la non assistance.  Nos interventions lors  du conseil municipal ne remettaient pas en cause ces pratiques normales qui régissent la vie en collectivité. Nous nous élevions simplement et  justement contre ce qui à nos yeux représente un danger quand a cette pratique normale.

            En effet, de mettre en place un « corps » de personnes qui auraient spécifiquement comme mission  d'etre à l'écoute et d’intervenir à la place de tous nous semble dangereux.  La solidarité c’est l’affaire de tous et non celle d’une partie des habitants qui auraient  ainsi,  par le simple fait de s’être déclarés et d’avoir été sélectionnés,  un rôle particulier dans la cité. Va t on aller jusqu'a les faire assermentés, en cas de conflit, auront ils une voix plus reconnue que les autres? 

            Par ailleurs, il appartient à chacun d’agir avec  mesure face à des situations particulières. De déclarer, comme cela a été fait,  « que ces habitants seront  les yeux et les oreilles de la police dans les quartiers » nous semble une fois de plus  préjudiciable à la cohérence des quartiers. Même pour ceux qui vivent dans la stricte légalité et qui n’ont rien à cacher, le fait de savoir que le voisin d’à côté fait parti « des yeux et des oreilles de la police » n’engage pas à entretenir avec lui des relations amicales basées sur l’ouverture et la convivialité. Il nous est tous arrivé, lors d’un anniversaire ou d’une fête familiale de faire un peu plus de bruit que de coutume. Je ne suis pas certain que « le voisin vigilant » à l’avenir sera  invité à partager ce moment festif.

 

          J’invite  la municipalité, par soucis de transparence, à faire connaitre officiellement la liste des « voisins vigilants » ainsi désignés et de nous dire sur quels critères ceux-ci auraient été sélectionnés. Cela peut se faire par courrier dans les boites à lettre ou plus simplement sur le site internet de la ville. Mais cette transparence me semble élémentaire. 

11/12/2017

La solidarité est l'affaire de toutes et tous.

voisins.jpg        La municipalité de Quimper vient de mettre en place une « brigade de  volontaires citoyens » ou une  « réserve communale de sécurité civile ». Qu’importe le nom, même si en lisant les missions de cette réserve on est plutôt tenté de la nommer « milice municipale ». Cette réserve marque un tournant dans la politique de la ville vis-à-vis de la sécurité des habitants. Car ces « citoyens », ils seraient une douzaine actuellement désignés par la municipalité, se verraient  attribuer des missions qui sont habituellement réservées à la police. «  Ils seront les yeux et les oreilles de la police »,  peut-on lire dans la presse de mercredi.   Ils auront  une attitude vigilante, ce qui en clair veut bien dire surveiller, et auront pour mission d’informer les forces de l’ordre de tout événement suspect.

    Lors du conseil municipal de novembre,  Je me suis opposé à la  création de cette réserve. Soulignant le danger qu’il y avait à créer ainsi deux sortes de citoyens. Les quelques dizaines triés sur le volet, qui recevraient  mission du Maire d’être des « voisins solidaires ». Et tous les autres Quimpérois, qui de fait pourraient  de ne pas se sentir concernés par le sort des voisins. La mise en place sur le terrain de cette réserve suscite encore plus de questions car au de la de la solidarité évoquée lors du conseil municipal, on voit clairement les missions d’auxiliaires de police qui lui sont maintenant confiées.

     Ce genre de brigade ou de milice civile a déjà été mis en place dans notre pays. L’histoire nous a montré ou cela menait de confier à certains,  la  missions de surveiller les autres.  Des questions restent également en suspens. Quels sont les critères permettant au Maire de désigner untel ou un tel  comme «  voisin solidaire ». Le risque est grand de retrouver dans ces « volontaires » tout une panoplie de gens qui déjà au travers du rideau tiré,  n’ont de cesse que de surveiller ce que font leurs voisins.   

     La municipalité ajoute à ces missions de surveillance, celles d’assistance en cas de crise, inondations, événement climatique ou accidents industriels. Là ou la simple solidarité  remplissait son rôle et faisait que chacun venait en aide à son voisin  en cas de coup dur, la tentation risque  pour chacun de se dire…. Il y a la réserve citoyenne, qu’elle s’en occupe.  Il faut rechercher des moyens pour  faire apparaître de manière plus effective une solidarité de quartier. Les conseils de quartier,  La fête des voisins font partie de ces moments à privilégier. Ce sont des moments d’ouverture et il peut sans doute y en avoir d’autres à imaginer.

   Pour Quimper, au-delà des effets d’annonce, y aurait-il une évolution de la criminalité dans notre ville qui justifierait un train de mesures sécuritaires tel qu’annoncé  depuis quelques mois….les caméras sur la voie publique, les agents de sécurité et maintenant cette réserve citoyenne.  Ou alors ne s’agit-il simplement que d’une course vers un électorat à droite de la droite.