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18/05/2020

Municipales, pour un second tour en juin.

elect.jpgLe Président de la République et le Premier Ministre attendent l’avis du conseil scientifique pour se prononcer sur la tenue ou non du second tour des municipales en juin. Tout le monde peut comprendre que si la sécurité sanitaire n’est pas assurée, l’élection devra être reportée. Ce qui serait par contre incompréhensible se serait que les magasins soient ouverts, que les écoles soient ouvertes, que les gens puissent, pour nombre d’entre eux, aller travailler et que l’on ne puisse pas aller voter.

 L’enjeu n’est pas simplement une question de temps, encore que les entreprises qui soumissionnent avec les collectivités pour les marchés publiques sont vraiment pressées de voir leur horizon se dégager, l’enjeu est avant tout démocratique. Les listes qui ont déjà passé la barre des 50% en mars, se sentent parfaitement légitimes à désigner leur Maire. Pour elles, le scrutin a eu lieu et il n’est pas question de remettre en cause le résultat même si l’abstention a été forte. Il est d’ailleurs probable que les abstentionnistes se seraient partagés sur les différents candidats dans les mêmes proportions exprimées par ceux qui se sont déplacés pour voter. Partant de ce constat, comment imaginer que pour les 10 ou 15 % des communes qui n’ont pas désignées de majorité, l’élection soit complètement à refaire, premier et second tour.  Il y aurait là une rupture d’équité démocratique que le conseil constitutionnel ne pourrait que sanctionner.

 Il y a donc essentiellement trois facteurs à prendre en compte afin de fixer la date du second tour, la situation sanitaire, le fait que les listes élues soient  légitimes, et la rupture d’équité démocratique pour un nouveau premier tour partiel.  Il y a fort à parier que les responsables de la santé sauront trouver les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité de toutes et tous. Pour ma part je parie donc sur un second tour en juin.

10/05/2020

Le vélo devient mode... même dans l'équipe à L Jolivet.

velo ville.jpgPour gagner la mairie en 2014, L Jolivet à taper fort sur les voies réservées aux bus et aux vélos mais aujourd'hui pour reconquérir l’électorat, le temps est venu des modes alternatifs à la voiture, donc bus, vélos et marche à pied. J'imagine que cela a du tousser aux sein de l'équipe municipale de  LJolivet car en 2014 les arguments contre le vélos n'avaient rien a voir avec la dentelle. 
En tant qu’écologistes nous n’allons pas nous en plaindre. Cela fait deux mandats que nous réclamons un aménagement protégeant les cyclistes sur les quais. Ils arrivent, sans doute tard et incomplet mais il a le mérite d’être léger et de permettre ainsi une phase expérimentale. Il faut maintenant que les cyclistes s’en emparent et montrent, par une pratique abondante la pertinence d’un aménagement définitif. Cet aménagement définitif devra d’ailleurs séparer les vélos des bus comme c’est le ces aujourd’hui dans la plupart des grandes villes.
 
Sur ce qui est en cours, mais que le maire a bien qualifié d’évolutif il faut maintenant mettre le grand braquet. Il manque un tronçon important. Celui qui partirait de la gare pour rejoindre la poste et celui qui irait du palais de justice jusqu'au Cap horn pour rejoindre le halage.. C’est une question de cohérence. Pour que les cyclistes et en particulier les jeunes pratiquants soient en sécurité, il faut des itinéraires complets au moins dans les secteurs à grande circulation. Il serait souhaitable également que côté ouest de la ville, la voie bus et vélos puisse commencer au rond-point du Frugy pour rejoindre la place de la résistance.
Mais reconnaissons-le volontiers, cet aménagement, fût-il provisoire, est un premier pas important. Il est essentiel maintenant que les cyclistes équipés de vélos électriques ou traditionnels, imposent leur présence dans la ville afin de faire diminuer la pression de l’automobile, source de gaspillage d’énergie et de pollution atmosphérique.

06/05/2020

Conseil municipal de Quimper: Consensus de crise mais différence d'ambitions.

conseil.jpgLe conseil municipal du 4 mai a bien montré que les élus toute sensibilité confondue avaient à cœur leur responsabilité, aux vues de cette crise exceptionnelle due au coronavirus.

La question des écoles a bien entendu été au centre du débat.

 Avec en ce qui me concerne un crédit à apporter à la municipalité pour gérer cette situation très complexe. D’un coté la nécessité d’ouvrir les écoles au plus vite afin de poursuivre la formidable mission d’instruction et inclusion sociale dont elles sont porteuses. De l’autre l’extrême prudence dont il faudra faire preuve afin d’éviter autant que faire se peut, le risque de contamination aux élèves et aux instits. Et en filigrane l’urgence de trouver une solution économiquement viable afin que les parents qui vont devoir aller travailler puissent avoir une réponse concernant la garde des enfants

Trois mesures ont également été mises aux votes des élus. La gratuité de terrasses, la gratuité des bus et la gratuité du stationnement jusqu’au mois de décembre.

Si les deux premières propositions sont de bon sens, il n’en va pas de même concernant la gratuité du stationnement qui va à l’encontre de toute logique au moment ou l’on va devoir modifier nos modes de déplacement au regard du changement climatique. En effet cette mesure invite, par la facilité de la gratuité, la population à se rendre en centre-ville en voiture. Outre le fait qu’elle va créer un phénomène de voitures ventouses qui vont « squatter » les stationnements en surface et donc empêcher la rotation de ces places, elle rend caduque toute tentative par ailleurs de faire passer les clients et visiteurs, de la voiture au bus ou au vélo.

  Aucune mesure spécifique par rapport au vélo n’a été présentée.

Alors que la plupart des villes profitent de la crise pour favoriser ce mode de déplacement, respectueux de l’environnement ainsi que   de la distanciation physique, Quimper se refuse à évoluer. Il eut été facile, pourtant, profitant du peu de circulation actuelle, de mettre en place sur les quais, de la gare à locmaria, une voie cyclable temporaire et de se rendre compte ainsi de l’efficacité de la mesure.  

Dommage, il s’agit là d’une bonne occasion manquée,   de préparer la ville aux défis futurs liés au évolutions climatiques, qu’elle devra relever.