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22/04/2017

Demain je vote utile.


           je vote utile pour un choix de société qui devra s’inscrire dans la durée. Le changement de logiciel ne se fera pas en trois jours…il ne se fera pas sous un coup de baguette magique de qui que ce soit. Mais ce premier tour doit impulser une véritable prise de conscience que le monde a changé, que la croissance est synonyme de pillage des ressources , que le travail salarié de production va encore se réduire du fait de la robotisation, que nos ressources sont épuisables, que les choix énergétiques sont dès aujourd’hui déterminants, que la logique du profit immédiat pour les actionnaires détruit nos équilibres sociaux ….
           Alors voter utile ce n’est pas rentrer dans un calcul stratégique. Voter utile c’est justement créer les conditions qui donneront aux Français la possibilité de sortir de ce piège infernal qui fait qu’aujourd’hui le premier tour consiste uniquement à désigner le champion qui affrontera Marine Le Pen lors du second tour.
          Demain  je voterai utile pour la démocratie demain  je vote Hamon.

19/04/2017

Ou sont les projets..?

hamon.jpgY’a vraiment  quelque chose qui cloche, dans cette campagne pour les présidentielles.  Tous les candidats, ou presque,  nous parlent des « mesures » qu’ils vont prendre dès le lendemain de leur élection.  Pour l’une, c’est ne plus accorder de sécurité sociale aux immigrés, pour l’autre c’est l’abrogation de la loi travail… à l’inverse un troisième supprime les 35h et que sais-je. En fait tous ces futurs présidents de la République font comme si le parlement n’existait pas. Or les lois existent et pour les abroger   ou pour en promulguer, de nouvelles  il faut une majorité parlementaire.

    Pousser, sans doute par les médias qui veulent en permanence du concret, les candidats en sont à chiffrer les mesures qu’ils disent vouloir  prendre le lendemain de leur élection. Et je te prends 50 milliards ici, j’en remets 30 là  je baisse l’impôt de 20. Les chiffres nous donnent le tournis, les candidats eux mêmes se prennent les pieds dans leur calculs. François Hollande nous a  déjà fait le  coup en 2012 avec  son menu présidentiel en forme d' anaphores. Résultat, une énorme déception, j'allais dire,  bien évidemment car à partir du moment où un candidat présente des mesures concrètes pour se faire élire, c’est bien sur ces mesures que son action sera évaluée mais  en France et jusqu’à preuve du contraire,  le Président n’a pas les pleins pouvoirs. Le système actuel   veut donc que le Président, pour espérer mettre en place ses mesures, s’appuie sur une majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale. C’est pour cela que Lionel Jospin avait modifié la durée du mandat en le mettant à 5 années en corrélation avec  les législatives. Il avait également placé la Présidentielle juste avant les législatives pour ainsi profiter de l’élan de cette élection hyper personnalisée  et faire accoucher une majorité présidentielle à l’assemblée. François Hollande en a bénéficié mais en rupture avec ses promesses, il a inventé, pour son malheur,  les frondeurs. 

        On assiste donc à un  de verrouillage de la vie politique à partir de cette élection présidentielle. Nous sommes bien loin d’une vie démocratique saine avec un Président qui préside  et ou  le parlement représenterait la situation politique du pays  dans sa diversité.

        Ce que l’on pourrait attendre d’un Président de la République c’est qu’il incarne un  projet pour  la Nation. Un projet c'est une vision qui met en perspective  les grandes orientations  en termes de choix de société. On ne lui demande donc pas un programme et encore moins un catalogue de mesures,  on lui demande  juste un projet, une vision.   Or si l’on reprend les professions de foi des principaux candidats et si l’on tente de transformer leur programme en projet on s’aperçoit que trois grandes lignes apparaissent. La première tenue par E Macron et F Fillon peut se résumer a ce que l'on connait déjà à savoir  la quête d’une hypothétique croissance  pour créer de l’emploi. M Le Pen et JL Mélenchon, pour des raisons très différentes veulent revenir à une politique définie nationalement en dehors de l’Europe.  B Hamon lance lui  un véritable débat de société et sans doute le seul débat fondamental qui marque cette élection. Deux axes apparaissent essentiels dans son  projet.  A savoir : il n’y aura plus de croissance car elle  ne pourrait se trouver que dans un pillage encore plus grand de nos ressources naturelles et par une  exploitation encore plus effrénée des populations des pays du Sud et de l’Est. Deuxième axes fondamental de son projet : les robots, l’informatique vont encore dans l’avenir, considérablement réduire les heures de travail humain. Et c’est à partir de ces deux constats qu’il fait sa proposition de revenu universel. Non pas comme un remède au chômage mais tout simplement pour remplacer la fonction  redistributive  du travail  salarié par une autre notion qui suppose que chaque individu,  qu’il travaille ou pas, a un droit de tirage sur la richesse de la Nation.  

       Les débats à savoir comment ce revenu universel sera financé, de même que  le niveau financier de ce revenu me paraissent parfaitement secondaires.  Ce qui est nouveau et qui tranche par rapport au paradigme traditionnel dont tout le monde constate les limites c’est bien ce passage du,  « tu travailles tu auras de l’argent » au « tu existes,  la société te doit donc  le moyen de vivre ». Les modalités de la  mise en place de ce projet de même que le rythme de son application appartiendront au parlement. Le Président serait le garant que les choses vont bien dans cette direction.   

04/04/2017

Sus aux tueurs d'abeilles !

FRELON.JPG  

         J’avoue rester perplexe devant la levée de boucliers concernant le piégeage des frelons asiatiques. En effet, des parutions scientifiques (Muséum d’histoire naturelle...) prétendraient que l’élimination des reines, à cette époque, les mettrait à l’abri de combats fratricides qui sinon auraient accéléré leur disparition. D’autres experts, sous prétexte que le piège ne serait pas sélectif, évoque une attaque à l’encontre de la biodiversité? Loin de moi, de remettre en cause la parole des spécialistes mais j’avoue ne pas bien comprendre les arguments car a priori une reine qui disparaît, dans un piège ou dans un combat avec sa consœur, c’est une génitrice en moins, les deux moyens sont donc bons.

        J’avais une ruche l’an passé. Généreuse, elle m’a donné 20kg d’un excellent miel toutes fleurs de l'hippodrome. Les frelons asiatiques se sont mis à l’attaquer. En vol stationnaire devant l’entrée, ils piquaient subitement sur l’abeille et en une seconde le sort de celle-ci était scellé. Au nom d’un pacte de solidarité équitable, armé d’une raquette de tennis, J’ai passé du temps devant la ruche. Les frelons ont ainsi gouté par centaine à mon redoutable coup droit. Petite remarque d’ailleurs. L’insecte est coriace, l’animal a la peau dure, Il a la vie solidement chevillée, sonné par la raquette, il se relève et reprend son vol. Il faut vraiment y mettre de la volonté et jouer de la semelle pour l’occire. Absent durant une semaine, les frelons se sont donnés à cœur joie. Ils ont ainsi directement fait leur marché à l’intérieur de la ruche. Les abeilles restantes, complètement stressées et penaudes, se tenaient agglutinées à l’entrée de leur abri. Une semaine plus tard la vie avait complètement disparue du rucher.

             Sachant que la colonie de frelons asiatiques se multiplie par 5 chaque année, je pense que la question d’une lutte efficace contre cet intrus indélicat,et qui semble particulièrement apprécier notre hospitalité, s'impose. Certains articles autorisés, nous disent que le déséquilibre entre les femelles et les mâles au profit de ceux-ci mènera inexorablement à l’extinction de l’espèce. Peut-être, mais combien faudra-t-il d’années pour y arriver.

              La destruction des nids abandonnés ne semble pas la solution car chaque reine reconstruit avec sa colonie son propre logement. Il faut donc s’attaquer aux génitrices, c’est-à-dire aux reines. Le piégeage, à défaut d’autres méthodes, reste la solution. Quant à savoir le poids de ces pièges sur la biodiversité, j’avoue que le mélange bière vin blanc et grenadine a ceci de particulier qu’ils ne semblent intéresser que les frelons asiatiques. Très peu de guêpes, de frelons locaux se laissent ainsi prendre au piège. Seules quelques grosses mouches imprudentes et avides participent à la beuverie Effectivement elles sont les victimes collatérales de ce combat contre le redoutable tueur d’abeilles. A noter que le frelon goujat mais fin gourmet ne s’intéresse qu’à l’abdomen de l’abeille. Il coupe celle-ci en deux, laisse le thorax et s’en va nourrir ses larves avec la partie arrière. Dommage que le venin qu’elle contient ne vienne pas à bout de ce terrible tueur.