16/12/2012
Le passage à l'acte est facilité par le fait de posséder une arme.
L’émotion est très forte aux Etats-Unis. La liste des 27 victimes paraît en boucle sur les télévisions et les témoignages sont terribles.
L’enquête dira sans doute du tueur,qu’il avait un problème d’intégration. Et ce comportement n’est pas propre aux américains. De la France à la Norvège on trouvera malheureusement encore des déséquilibrés. Ce qui est particulier aux Etats-Unis ce sont les conditions dans lesquelles tout un chacun peut se procurer une arme. Et qui plus est, une véritable arme de guerre. Le tueur de Newtown possédait un fusil mitrailleur et il l’a utilisé pour effectuer son massacre.
Alors cette nouvelle tuerie va-t-elle relancer aux USA le débat sur la possession des armes à feu. Rien n’est moins sûr. Barack Obama se dit personnellement heurté par la facilité de se procurer une arme à feu, mais le lobby des « cow boys » symbolisé en son temps par l'acteur Charlton Heston, est très puissant et ne semble prêt à la moindre concession. Il se vend près 1 million d’armes par mois dans le pays et les experts estiment que les américains en possèdent plus de 280 millions. Le jour du drame, à moins de 3 kilomètres du lieu ou les parents pleuraient leur enfant, une cinquantaine d’irréductibles se livraient à leur activité favorite, l’entrainement au tir. Leurs propos étaient sans équivoque. « Le fait de posséder une arme est un droit fondamental et il est hors de question de nous l’enlever »
Il y a pourtant de plus en plus devoix qui s’élèvent et ce matin lorsque la Maison Blanche a déclaré que ce n’était pas le moment d’engager le débat, Jerrold Nadler député Démocrate a répondu « si ce n’est pas le moment, je ne sais pas quand cela arrivera ».
Personnellement je n’arrive pas à comprendre comment un pays, où les religions ont tant d’importance, accepte aussi facilement l’idée d’enlever la vie. Bien sûr que la violence existe ici comme là-bas mais ce qui fait la différence, c’est qu’ici nous considérons que c’est à l’institution de protéger l’individu. Elle n’y arrive pas tout le temps et les exemples sont nombreux où cette institution faillit mais sans cependant entraîner en France un débat sur une légalisation du port d’arme. Faut-il y voir les réminiscences de nos histoires respectives ? Sans doute, mais tout peuple doit savoir tirer au fil du temps les enseignements des événements qu’il vit. Et les USA ne peuvent passer comme détails les assassinats de JF Kennedy, M Luther King...
La violence peut être partout mais elleest particulièrement présente là où le recours individuel à la force est banalisé. Le renforcement d’une réglementation concernant la possibilité de posséder une arme ne résoudra certainement pas tout mais au moins sortira-t-il le pays d’une histoire qui fait de l’autodéfense un culte qui imprègne les américains et ceci dès le plus jeune âge.
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11/12/2012
La Belgique victime d'un flux migratoire incontrôlé...
Gérard Depardieu quitte la France, attiré par la beauté des paysages belges…! Alléché par l’odeur du houblon..! Ou tout simplement envie de nous faire une blague. En fait, on s’en fout. Il peut aller où il veut le Gérard, son geste est juste minable.
Ce n’est pas le départ de l’acteur qui nous chagrine. Non, ce qui est choquant, c’est le symbole qu’il nous laisse. C’est l’arrogance des riches qui vivent dans un monde virtuel où le sujet de conversation favori est celui de l’ISF. Industriels, spéculateurs, sportifs, artistes, leur refrain est le même « la France nous vole notre argent ». On croit entendre Harpagon, l’avare de Molière et son célèbre « ma cassette, ma cassette… ». Dans la salle face à la scène, 8,5 millions de personnes qui vivent avec moins de 780 euros par mois, 3,6 millions sont des mal logés, le spectacle est indécent.
C’est aussi le spectacle d’une Europe incapable de mettre en place une politique fiscale cohérente qui rendrait inopérantes ces balades financières.
Alors, encore plus aujourd’hui parce quela crise frappe de nombreux ménages, l’argent doit servir en priorité à maintenir un outil industriel, à produire des logements. En 2007, Sarkozy avait instauré son fameux et funeste bouclier fiscal qui garantissait aux riches de ne pas payer plus de 50% de leur revenu en impôts. Aujourd’hui quelques 3 000 personnes paient entre 75 et 85% de leurs revenus en impôts. C’est parmi ces 3 000 contribuables de luxe que se trouvent nos candidats à l’immigration Le « flux migratoire » vers la Belgique ne concerne donc pas grand monde. Inutile d’en faire un plat.
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