01/07/2013
Obama sur les traces de Mandela.

Le monde entier semble suspendu aux bulletins de santé fournis par la Mediclinic de Pretoria sur l'état de santé de Nelson Mandela. Comme si tout pouvait encore basculer et que l'annonce de la mort de celui qui symbolise plus que tout le combat des noirs, risquait de faire ressurgir les vieux démons de l'apartheid. Barack Obama l’a bien senti et sa présence en Afrique du sud, elle aussi chargée de symbole, confirme le soutien de la communauté internationale au processus de normalisation des rapports entre les noirs et les blancs partout sur la planète.
La tâche était immense pour celui qui a passé 18 ans de sa vie au bagne de Robben Island. Tant était grand le désir de vengeance de cette communauté noire, opprimée, maltraitée, méprisée. Mandela a su garder la tête froide et souvent, contre l’avis de ses propres compagnons, c’est la main qu’il a tendu. Le très beau film « Invictus » au travers du rugby, sport privilégié des blancs, montre la finesse et l'intelligence de cet homme aux yeux si doux.
Dire que tout est parfait serait sottise. Des règlements de compte ont certainement eu lieu. La propre femme de Mandela, Winnie s’est trouvée accusée de violence et même de meurtre. La violence est permanente dans les villes comme Le Cap, mais comment peut-il en être autrement ? Il faut du temps, beaucoup de temps, pour gommer la haine contenue ou exprimée qui a marqué ces années d'horreur de l’apartheid.
Mandela va s’éteindre, le monde continuera cependant de tourner. Je garde pour ma part, l'espoir que la liberté sacrifiée de cet homme, que son humanité resteront marquées dans les mémoires. Que plus jamais et nul part sur la planète, l'on retrouve des bus réservés aux noirs et d'autres aux blancs.
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