25/11/2015
Avis de "grand frais"
Les Quimpérois n’en peuvent plus, confrontés qu’ils sont à l’intense suspense, à la question du jour …le magasin « grand frais » va-t-il oui ou non s’installer à la place de « Monsieur bricolage » route de Coray.
La semaine dernière le Maire de Quimper avait dégainé, un peu comme à son habitude, dans la précipitation: « La ville donnera un avis négatif en commission départemental aménagement commercial (CDAC) » et ceci pour préserver toutes ses chances aux halles du centre ville. Il s’était d’ailleurs fait tâcler dans la foulée par une habitante du quartier qui ne comprenait pas pourquoi le Maire avait choisi de donner raison à une minorité alors que le quartier voyait plutôt d’un bon œil cette enseigne à proximité.
La messe paraissait cependant être entendue car de manière générale, la nature du vote de la commune siège entraîne la majorité des votes de la commission donc exit « grand frais »
Et qu’apprend t’on ce jour ? c’est qu’en fait comme « grand frais » souhaite s’installer en remplacement d’une autre surface commerciale dont la fermeture serait postérieure à trois années, il n’y a pas besoin de passage en CDAC. Le seul permis de construire suffit et le Maire ne peut refuser un permis que pour des questions d’urbanisme liées soient au POS soit plus généralement, au code de l’urbanisme. L’affaire se présente donc différemment car il y a tout lieu de penser que l’enseigne fera le maximum pour respecter le règlement.
Dans cette affaire ce qui étonne, au-delà des réelles questions posées par l’implantation de nouvelles surfaces commerciales, c’est que le Maire se soit ainsi livré dans la presse, visiblement sans être au courant de la réglementation. Ce qui est en fait pardonnable mais ce qui l’est moins, c’est de l’avoir fait sans avoir recueilli l’avis du service d’urbanisme de la ville.
Apres l’intervention maladroite, il y a quelques mois de l‘adjoint à l’urbanisme concernant le permis de la mosquée des Turcs, cette fois c’est le Maire qui pense pouvoir s’élever au dessus du droit pour satisfaire une partie de son électorat. Et bien non Monsieur le Maire, satisfaisantes ou pas, les lois sont les lois et dans un Etat de droit, c’est la loi qui détermine la limite de ce qui est autorisé ou pas. Il vous faudra faire avec au grand risque de déplaire à une partie de vos amis.
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