26/09/2016
Une majorité, pour le moins imprudente et maladroite.
le conseil municipal de jeudi s'est déroulé dans une ambiance très spéciale. D'une part du fait de trois ou quatre dossiers qui ont fait apparaître des points de vue différents au sein du conseil et d'autre part quant à la personnalité des orateurs qui ont menés l'offensive la plus radicale contre l'équipe municipale. Caroline Amiot a sonné la première charge. C'était une élue très proche du Maire durant la campagne. Il semblerait même qu'elle ait été l'une de ses principales plûmes. Elle est donc parfaitement au courant de l'ambiance qui régnait au sein du comité de campagne. Ses questions concernant l'activité de la société Actes Imédia et en particulier la nature des liens qui existent ou qui auraient existé entre le candidat Jolivet et la société n'en sont que plus pertinentes. Le Maire a répondu, il ne s'agirait que d'une négligence (un lien n'aurait pas été effacé) liée au fonctionnement même d'internet, dont acte.
la deuxième intervention, celle de Marc Chauvin reprise par Dominique Lambert également de l'équipe majoritaire au sujet du bâtiment qui sera construit rue de la Providence montre à l'évidence la différence de point de vue. Pour nous, élus écologistes comme pour les deux élus de la majorité, la ville doit être un exemple en terme de construction. Il ne peut s'agir de se limiter à la RT 2012 (50kwh/m2/an) . la ville doit inscrire les bâtiments passifs (15kwh/m2/an. Mais ce qui a surpris, au delà de la différence de point de vue c'est la virulence des propos.
La troisième intervention concerne une subvention de 65000 Euros attribuée à l'association "Benelive" en réponse à un appel à projet concernant les animations de fin d'année. Un premier coup d’œil sur internet et on voit rapidement que l'association "Benelive" n'a pas d'existence effective. En poussant plus loin sur le site de la préfecture on s'aperçoit que les statuts de cette association ont été déposés le 4 aout 2016 et enregistrés le 20 aout 2016. Comment cette association, qui n'existait pas, a t elle pu remporter un appel à projet dont la clôture était établie pour juin? Aujourd'hui les langues se délient et le festival de Cornouaille précise "qu'il n'a rien à voir la dedans", même si cette année comme l'an passé, c'est son ancien directeur qui a été choisi. Le festival va plus loin et semble s'interroger sur le fait que sa proposition à lui, qui semblait de qualité et moins onéreuse ait été rejetée. je trouve que ce dossier a été, pour le moins, traité avec légèreté et qu'au delà de l'aspect légal ou pas de la délibération il y a une question de légitimité. Pour pouvoir répondre a une commande de la collectivité, la moindre de chose soit que la structure qui répond ait une existence reconnue. Il faut ensuite que les critères de choix soient établis et connus et il me semble normal que le conseil municipal ait connaissance des structures qui ont répondu. Pour clore, au moins momentanément ce dossier, j'ai interrogé le Maire sur la subvention de 23000 euros attribuées d'office "aux vitrine de quimper" pour .... également des animations de fin d'année.
Un quatrième dossier est venu animer ce conseil de rentrée, le relogement de la radio Bleu Breizh Izel sur le site de Creach gwen. Au delà de la complexité du montage financier sous forme de concession présenté dans la délibération, c'est le déplacement même de la radio du centre ville vers le site de Creach gwen qui me semble contre productif pour l'animation du cœur de la cité. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il fallait tout faire pour garder Bleu BZH à Quimper et éviter un déplacement vers Brest mais de là, sous prétexte que le directeur de Radio France aurait eu un coup de foudre pour les rives de l'Odet à accepter ce départ du centre, il y a un pas que la ville n'aurait pas du effectuer.
Voilà en quatre points, l'essentiel des débats qui ont animé le conseil de jeudi et qui ont fait apparaître de profondes lézardes au sein même de l'équipe majoritaire.
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