15/04/2007
"bouffer de la m.. pour ch... des étoiles"
Marc Morvan (marin pêcheur, soudeur, artiste breton ) a encore frappé.
Inclassable, indomptable celui a qui la ville par la voix de son Maire a interdit la déambulation de son mouton géant vient faire un pied de nez à cette cité qu’il trouve décidemment trop fermée, peu innovante pour ne pas dire endormie. Au delà du caractère esthétique qu’il appartient à chacun d’apprécier, ce que nous relevons dans cet acte revendicatif, c’est le besoin d’avoir de l’espace pour exprimer son art. Ce que dit Marc Morvan nous l’entendons également de nombreux musiciens… pas d’espace pour des musiques modernes. C’est aussi ce que Yan Dénécé a exprimé dans l’aventure du théâtre du miroir.
Il ne s’agit pas pour nous ici de dénigrer ce qui se fait, aux beaux arts, au quartier, à l’école de musique ou au théâtre de Cornouaille mais bien de signifier qu’a coté de la culture institutionnelle, et quelque soit son niveau de qualité il y la nécessité de favoriser une expression directe d’acteurs locaux. Cette expression a existé sur quimper, on se souvient des cafés cabarets « chez Paul » au « Népenthes » des formidables spectacles donnés à Penhars lors des « labels nocturnes ».
Nous avons l’impression depuis plusieurs années, d’un étouffement de la créativité. L’expression culturelle est devenue lisse, correcte. C’est la conséquence du choix politique, ou plutôt de l’absence de parti pris d’une équipe municipale que nous regrettons profondément.
Il est donc bon que des artistes par leur provocation nous rappellent que de tout temps l’art a choisi la résistance et c’est donné pour mission de déranger l’ordre convenu.
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09/04/2007
Contre l'indifférence.
"
En hommage à Amina
L’ ILLUSION DES MURS !
L’Europe a connu le mur de Berlin.
Le Moyen Orient connaît un autre mur entre Israël et la Palestine.
Il est encore d’autres murs plus subtils et redoutables.
Des Murs à géométrie variable : ceux qui séparent le Nord et le Sud.
Ils s’élèvent au Mexique et au Maroc ou en Espagne,
En France ou en Italie.
Murs de béton ou de barbelés
Murs d’administration ou de papiers.
Ils sont illusion…. Ces murs si hauts soient-ils !
Il n’est pas de murailles ou de murs qui s’écroulent !
Il n’est pas de murs qui ne deviennent inutiles !
De tous temps, les hommes vont là où ils peuvent vivre.
Un jour, un sage ô combien clairvoyant, écrivait :
« Si l’argent ne va pas là où sont les gens
Les gens viendront là où est l’argent ! »
Ils viendront, et ils viennent par mer, par terre, par charter,
Confiant leur vie à des passeurs sans scrupule,
Jouant le tout pour le tout, dans des barques de fortune,
Cachés dans des wagons
Ou dans le train d’atterrissage des avions.
Avec la rage du désespoir, ils partent … .
Courent tous les risques,
Se jettent sur des murs de barbelés,
Tentent de franchir des murs électrifiés.
Plutôt mourir dans la dignité
Que de mourir de faim ou dans l’insécurité.
Fermons les portes et toutes les portes.
Ils passeront par les fenêtres.
Alors, pays du Nord, écoutons leurs cris,
Passons des accords de développement avec les pays du Sud.
Et nous, ici en France,
Tissons des liens qui passent les frontières
Avec les sans papiers et qui arrivent chez nous.
Oui, tissons des liens qui ne seront pas des murs, mais des ponts.
Car les murs, et tous les murs ne sont qu’illusion !
Jacques Lancelot
Amina nous a quittés pour franchir le mur de la vie.
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