18.03.2008
et maintenant...
Et maintenant... ben oui, c'est maintenant que les choses commencent. Nous avons passé une année à dessiner la ville que nous voulions. 17% des Quimpérois nous ont dit qu'elle leur convenait. Nous serons une équipe à l'intérieur du conseil et je l'espère un mouvement à l'extérieur pour gagner le pari de la construire . Ce ne sera pas simple. Notre projet est exigeant, contraignant sans doute. Il nécessite des changements de comportement vis à vis de nos modes de déplacement mais aussi dans la manière d'habiter la ville. Je crois qu'une majorité de quimpérois est prête à entamer ce changement si on lui en donne les moyens.
Il va falloir aller vite sur des symboles forts, le résultat des élections nous donne cette légitimité. Il faudra par contre être patients et pédagogues pour des évolutions de fond. Une ville se construit en permanence mais les étapes fondamentales celles qui modifient radicalement la cité se préparent et se digèrent dans le temps.
Une page se tourne, en regardant nos collègues issus de la liste B Poignant, je vois bien la ligne de rupture entre une partie qui fonctionne à l'ancienne, (cumul de responsabilités, ...) et une aspiration à la nouveauté. Querelle éternelle me direz vous entre les modernes et les classiques. J'espère pour ma part que nous saurons donner le mouvement dont la ville à besoin.
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24.02.2008
pour la survie des abeilles
Au nom de la liste Kemper l’écologie à gauche je soutiens complètement la démarche des apiculteurs qui contestent l’autorisation d’utiliser le « cruiser », un insecticide systémique pour le traitement du mais. A l’image du « régent » et du « gaucho » cet insecticide perturbe les abeilles qui ne rentrent plus à la ruche. La disparition des abeilles aurait des conséquences désastreuses sur l’environnement car c’est en pollinisant les fleurs que l’insecte participe à la fécondation des espèces.
A force de jouer à l’apprenti sorcier et par intéret économique immédiat, l’homme petit a petit réduit la biodiversité et finira par faire disparaître des espèces indispensables à la survie de l’humanité.
Le combat des apiculteurs contre le Cruiser, en ce moment, n'est que la suite du combat mené contre le Régent puis le Gaucho. Des combats qui ont été en partie gagné et dont le résultat s'est soldé par une remontées du nombre des rûches.
Il est vraiment décourageant de se rendre compte qu'il faut sans fin remettre le couvert, que les industriels de la chimie trouvent en permanence de nouvelles molécules et qu'ils ne tiennent toujours aucun compte de la nécessité de préserver la biodiversité.
21:55 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.02.2008
Solidarité avce les salariés mais pas avec les actionnaires.
Les dirigeants de Girex Mazal, entreprise (210 salariés) qui fait partie du groupe indien Wockhardt , ont indiqué jeudi que "l’entreprise mettra de l’argent pour sauvegarder des emplois si les pouvoirs publics en mettent de leur coté". A première vue, c’est une conception assez étonnante du libéralisme prôné par cette multinationale, second fabricant mondial de médicaments génériques. Il semble bien qu’en Inde comme en France le vieille adage « on privatise les profits et on mutualise les pertes » soit de rigueur.
Pour que la collectivité publique intervienne financièrement au nom de l’emploi, (près de 60 emplois menacés) il faudrait, et cela me parait un minimum qu’elle soit associé au projet de l’entreprise. Or à ce jour, nous sommes dans l’opacité la plus complète quant au devenir de l’entreprise. Si Wockhardt s’est intéressé à Girex, c’est bien parce qu’il espérait tirer de gros profit de la vente du médicament « veinamital ». Ce médicament n’étant plus remboursé, sa vente a lourdement chuté. La première question à se poser est de savoir si ce médicament justifiait par son efficacité d'un remboursement par la sécu.
Au delà de cet aspect, l’outil est bien présent, le personnel est motivé et qualifié il reste donc à connaître les projets de l’entreprise et à s’entourer des garanties quant à la sauvegarde des emplois avant que l’argent public vienne au secours d’un groupe international qui par ailleurs dégage des bénéfices importants.
23:03 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2008
L'eau est un bien public.
La gestion de l’eau est une des compétences essentielles des collectivités locales.
Le Maire en a la responsabilité entière tant en ce qui concerne la qualité du produit que de sa distribution. L’enjeu prioritaire demeure à mon sens la qualité. Des efforts ont été faits ces dernières années mais il ne faut surtout pas baisser la garde. Nous sommes loin d’une eau brute de qualité et si certains gestionnaires considèrent l’eau comme un produit industriel, c’est bien parce que sa dégradation rend encore indispensable un traitement avant l’arrivée au robinet. Le comble est que ce sont bien souvent les mêmes firmes qui en amont sont responsables de la dégradation de la qualité et qui en aval proposent des solutions techniques de traitement.
Oui l’eau est un bien public indispensable à tous. Sa gestion, de la source au robinet doit être le fait du service public. Que ce service soit effectué en direct par une régie ou en délégation n’enlève d’ailleurs en rien à la responsabilité du Maire. Je milite aujourd’hui pour un service régional de l’eau qui mènera auprès des collectivités locales les missions de support technique ainsi que d’analyse en mutualisant les moyens. Ce service dépendant du Conseil Régional assurera de plus la coordination des politiques de protection de la ressource. La logique sera alors que les collectivités locales prolongent et financent ce service en assurant directement par l’intermédiaire de régies la distribution aux usagers. Ce sera le choix qu’avec "Kemper l’écologie à gauche" je proposerai aux quimpérois.
16:40 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2008
Le train mieux que l'avion.
Les aéroports du grand Ouest ont vu une augmentation de trafic de 7% en 2007. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la planète mais c’est une réalité qu’il nous faut assumer. Cette augmentation est essentiellement due aux vols internationaux. Il apparaît dans le tableau fourni par la DGAC que l’aéroport de Quimper dont la fréquentation concerne essentiellement Paris, voit lui une légère baisse de sa fréquentation. La question se pose donc vraiment de la pertinence de la présence de trois aéroports (Lorient Quimper et Brest) distants de moins de 100km. A plus forte raison dans la perspective de l’arrivé du TGV à Quimper. 
L’accueil de la ligne LGV va nécessiter des investissements importants de la part des collectivités locales, nos budgets ne sont pas extensibles et il faudra bien un jour se fixer des priorités et faire les choix qui s’imposent. Une ligne LGV mettra les Quimpérois en trois heures au centre de Paris. C'est-à-dire que pour un départ à 6h du matin, il sera possible d’effectuer une journée entière de travail dans la capitale pour un retour le soir avant 22h. Les aléas liés aux intempéries, les bouchons entre Orly et le centre de Paris occasionnent très fréquemment des retards qui ne permettent pas aux avions d’assurer à tous coups cette possibilité. Par ailleurs le tarif train reste nettement plus avantageux que l’avion
La question, a l'heure de la prise en compte de la nécessité d'un développement durable, n’est donc pas d’envisager une extension du trafic aérien à partir de Pluguffan, avec les investissements qui y seraient liés mais bien de miser fortement sur l’arrivée de la ligne LGV en gare de Quimper et d’assurer au mieux par une complémentarité avec Brest et Lorient la jonction jusqu’en 2012 date à laquelle est prévue cette arrivée.
09:57 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2008
centre ville.
ce texte est une réponse à la tribune de B Poignant dans Ouest France.
Si le commerce est un élément essentiel de son animation, le centre ville n’a pas vocation à être exclusivement un super marché. 
Les Quimpérois et les visiteurs doivent aussi y trouver les activités qui les intéressent. Pour certains ce sera le cinéma, pour d’autre le théâtre, mais pour nombre de jeunes la recherche sera d’un lieu animé, un bar, une salle de concert. En la matière, la ville souffre énormément. Les banques, les agences immobilières ont remplacé les bistrots. Le souci de l’hyper tranquillité a fermé les salles de concerts. Traverser aujourd'hui le centre après 19h s’apparente plus à la traversée du désert qu’a celle d’un lieu de vie.
La ville peut et doit modifier cette situation, les halles et son environnement lui appartiennent. Il y a là un très bel espace qui, transformé pourrait devenir le poumon de la cité. Pour ma part j’y verrais une partie réservée en journée aux activités classiques des halles avec paiement à la place, et une autre à des bistrots genre « bars a tapas ». Ceci nécessite de modifier le statut d’au moins une partie de l’espace pour que le principe de la concession ou du bail emphytéotique permette aux acteurs d’invertir dans un outil en terme de confort, de convivialité et pour qu’ils puissent se mettre aux normes sanitaires. La partie espace public pouvant permettre le déballage classique dans la journée et servir de lieu pour spectacles en soirée. Une telle transformation qui permettrait des animations distinctes en journée et en soirée ne peut bien entendu se faire que dans la concertation, c’est le moment d’y penser.
Quand à l’idée d’un parking sous terrain place de la résistance, je m’étonne que des acteurs économiques ou politiques puissent encore ne serait ce que l’évoquer. A l’heure du développement durable, de la prise en compte des effets de la pollution sur les changements climatiques, les gestionnaires des villes doivent au contraire proposer des solutions pour diminuer la présence des véhicules tout en conservant une capacité à la mobilité. Le transport collectif est incontestablement l’élément structurant des villes qui bougent. Pour qu’il soit attractif il lui faut une cadence élevée et une vitesse commerciale constante. Il faut donc, en terme d’investissements publics, choisir entre les voitures, ses parkings et le transport collectif avec ses aménagements pour le rendre efficace.
21:55 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.12.2007
C'est le moment!
Entre Noël et premier de l'an, pas de trêve. Le combat continue.
Vous trouverez à suivre le texte de la pétition que nous mettons en ligne.. et bien entendu l'adresse de la pétition.
Allez y, sans modération entre la dinde (bio) et le fromage (de pays) , faites signez vos beau-frères, belle-soeurs, copains, copines... de 7 à 77 ans on ne sera jamais de trop et c'est le moment.
Si la pétition ne suffit pas pour la prise en compte de ce chemin dont la mise en place est d'un évident bon sens, nous irons sur place pour manifester début janvier.
La ville de Quimper réalise actuellement un bassin de rétention de 20000m3 pour contenir les eaux pluviales route de Brest à l’emplacement des établissements Nicot. Ces travaux donnent l’occasion de mettre en place une piste cyclable et piétonne permettant aux uns et aux autres de circuler sans danger sur cet itinéraire qui va de la ville vers Gourvily et vers le Stangala. La route de Brest voit passer plus de 20000 véhicules par jour, les trottoirs, l’éclairage sont inexistants et le bord de la chaussée défoncé abrite de nombreuses flaques d’eau.

Nous demandons à la mairie de revoir le programme des travaux en cours afin d’y inclure cet itinéraire sécurisé
Pour signer:
http://kemperlecologieagauche.net/petition/
23:40 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.12.2007
Julien Gracq le talent, la discrétion en plus.
Julien Gracq est décédé samedi dans sa petite ville de Saint Florent Le Vieil. Il était âgé de 97 ans. En guise de cadeau, j'ai envie de lui rendre hommage en ce jour de Noël parce que bien qu'inconnu du grand public, c'était un grand homme.
Il s'est installé à Quimper en 1937 pour y enseigner l'histoire au lycée de la Tour d'Auvergne. (Max Jacob, Per Jakes Hélias ont fréquenté le même établissement). En 1951, il reçoit le prix Goncourt de littérature. Mais fidèle à une éthique rigoureuse, il refusera de retirer ce prix qui lui aurait pourtant apporté reconnaissance et richesse. Extrêmement discret il publiera une vingtaine d’ouvrages chez José Corti, éditeur auquel il restera fidèle.
En 1996, étant adjoint au Maire de Quimper j’ai reçu la visite de madame Flétour qui avait rencontré et qui entretenait toujours une correspondance avec Julien Gracq. Elle suggérait que Quimper honore de son vivant cet homme exceptionnel. L’idée était de donner son nom à l’une des passerelles qui traversent l’Odet. Contacté par madame Flétour, Julien Gracq nous a fait savoir, qu’il souhaitait en toute simplicité garder cette discrétion qui le caractérise. Le projet est donc resté en l’état.
Aujourd’hui, l’écrivain a disparu, les choses ont changé et c’est sa mémoire et son œuvre qu’il s’agit maintenant de conserver. Je propose donc d’organiser sur Quimper, au printemps, à l’occasion de l’ouverture de la médiathèque, une rétrospective de la vie et des œuvres de cet écrivain plein de sagesse, peu connu ou du moins pas assez connu des quimpérois et peut être signifier par une plaque, un nom sur une salle de la médiathèque que les livres n’existent que parce que des hommes, des femmes les ont écrits.
20:10 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.12.2007
L'arroseur arrosé!
Il pensait le rouler dans la farine. "Il" c'est Sarko et "le " c'est kadafhi. Pas de chance, la visite du dictateur Lybien est un triomphe pour l'un et tourne au ridicule, pitoyable pour l'autre.
Il, nous l'avait pourtant dit:
" vous allez voir ce que vous allez voir, je vais lui faire la leçon sur les droit de l'homme...".
Kadafhi devant la presse:
" nous n'avons pas aborder ce sujet."
la claque! il a fallu que le chef de cabinet de Sarko vienne devant la presse:
" si,si , je vous l'assure ils en ont parlé... "
euh, comme ça entre deux tasses de thé à la menthe.
Sarko, " dites donc Muammar, vous en pensez quoi vous des droits de l'homme..."
Kadaf " les droits de qui???? bon alors, nous disons 20 airbus, 2 réacteurs, et les 19 rafales en prime..."
Rouge de honte, le French doctor quittait la salle, sans bruit, sur la pointe des pieds, Rama Yade piquait la saine colère qui ne mange pas de pain mais qui au moins lui permet d'exister le temps d'une visite officielle.
Avouez , ce n'est pas glorieux tout ça!
Bon, OK on était prévenu, c'était le prix à payer pour la libération des infirmières bulgares. Je crains le pire quand nous allons voir réapparaitre Ingrid Betancourt. Avec une nuance de taille, les FARC n'ont pas de terrain d'aviation dans la jungle mais ils ont de la beuh à fourguer.
Par contre pour les six Français de l'arche de Zoé. Aucune inquiétude, on les fait passer pour des zozos, du coup y a plus un sou dans la caisse, les militaires français vont même jusqu'à leur faire payer les rations alimentaires.
PS. aux dernières nouvelles, le campeur de l'élysée n'aurait rien signé et se tord de rire dans son palais à Tripoli du joli tour qu'il a joué au trop vénal donneur de leçon.
On dirait une fable de La Fontaine.
23:20 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.12.2007
vaisselle cassée....
Après l’annonce de la fermeture de la société ASSYSTEM et de la mise sur le marché du travail de 30 salariés, c’est au tour des faïenceries HB Henriot d’annoncer la suppression de 20 emplois .Décidemment la situation économique de la région Quimpéroise est loin de se trouver au mieux de sa forme en cette fin d’année 2007.

Quimper sans ses faïenceries ne serait plus tout à fait Quimper et je pense que l’entreprise fait partie du patrimoine local. Il appartient donc à la collectivité de faire le maximum pour que cette activité puisse durer. Il n’est bien entendu pas question pour la ville d’assurer seule le débouché pour les pièces HB Henriot. Elle le fait modestement à l’occasion des mariages en mairie. Elle peut sans doute faire mieux par la commande publique dans le cadre des projets soumis au 1% artistique.
Elle peut surtout aider par son image à la promotion de l’activité. Il y a 17 ans la ville avait organisé une grande manifestation à l’occasion du 300 em anniversaire des faïenceries. On en avait beaucoup parlé, l'Odet avait été décorée des sculptures de Paul Le Meur, la maison quimpéroise était à l’honneur et les ventes s’en étaient trouvées améliorées.
Il appartient aujourd’hui à la ville de proposer, en accord avec les faïenceries, une animation, une exposition autour de cet art qui évolue mais qui reste un élément fort de notre patrimoine et pourvoyeur d’emplois pour la région.
23:43 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




