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04/09/2010

le choix d'une régie eau

le choix d'une régie eau

Pour les élus de KEG le choix d’une régie publique pour la production, la distribution de l’eau ainsi que pour l’assainissement s’inscrit dans le cadre d’une véritable politique de l’eau qui doit se mettre en place à l’échelle de Quimper communauté. Ce choix s’appuie sur un système de valeurs que nous avons développé lors des dernières élections municipales et auquel nous restons fidèles. Au-delà de la première exigence qui est d’offrir la meilleure eau au meilleur prix, le passage en régie porté par une volonté de transparence, entend replacer l’usager au cœur du service. Cette décision relève pour nous d’un choix politique - l’eau étant réaffirmée comme bien commun doit échapper au secteur marchand ici à Quimper mais également partout dans le monde. Même si dans le cadre d’une Délégation de Service Public, comme c’est le cas aujourd’hui à Quimper, la distribution de l’eau reste un service public local sous la responsabilité du Maire, le fait d’en confier la gestion à une entreprise privée, entraîne un désengagement de la collectivité sur des questions pourtant fondamentales tant sur la qualité du service que sur la protection de la ressource.

L’intérêt d’une régie.

Avec comme objectif « d’amplifier les économies de consommation et assurer sa qualité pour que l’eau du robinet soit bue par tous », nous avions clairement annoncé dans notre programme municipal notre choix pour une gestion de la production et la distribution de l’eau en régie publique. Si ce système de gestion est celui qui nous paraît le plus à même de défendre le service public, ce n’est pas pour autant la solution miracle. Un retour en régie devra s’accompagner d’un engagement de la collectivité afin d’inscrire la gestion de l’eau dans une politique globale de développement durable. Ce qui implique un engagement fort visant à: - conserver la qualité des eaux brutes par une politique à l’échelle des bassins versants associant l’ensemble des acteurs sous la responsabilité des élus. Cette politique peut conduire la collectivité à se rendre propriétaire de fonciers stratégiques en terme de protection de la ressource et à y favoriser une agriculture biologique respectant les milieux naturels. - réduire nos consommations pour moins peser sur la ressource qui reste limitée, en particulier en période estivale, et éviter ainsi le recours a des installations de stockage du type barrage ou transfert d'eau brute en développant une véritable politique d’économie des consommation (récupération de l’eau des toitures…) - renforcer le lien avec l’usager et permettre le contrôle citoyen en ouvrant la gouvernance de la régie à des représentants des salariés du service, d’associations et de personnes qualifiées et en créant un Observatoire municipal : instance d’accompagnement de la politique de la ville, de dialogue, de débats, de concertation. Par ailleurs le Maire étant responsable de la régie, il rend compte directement de son fonctionnement devant les citoyens. - mettre en place une politique tarifaire sociale et solidaire, basée sur une augmentation progressive du tarif au-delà d’un seuil tenant compte du nombre de personnes par foyer, afin d’inviter les gros consommateurs à réduire leur consommation et à permettre ainsi à tous d’avoir accès à cette ressource essentielle.

Le risque de la privatisation.

En laissant les entreprises privées assurer seule la gestion de l’eau, le risque est important de voir disparaître les compétences techniques au sein des collectivités, les livrant ainsi pieds et poings liés au monopole des sociétés dont le but est avant tout de rémunérer leurs actionnaires. Par ailleurs nous savons très bien, et le compte d’exploitation de l’actuel délégataire le montre, qu’une entreprise privée est prête à tout d’un point de vue commercial pour obtenir le marché. Allant même jusqu’à proposer un prix au m3 rendant la gestion déficitaire dans un contrat dans la mesure ou elle se ‘rattrapera ‘ sur d’autres collectivités. Voilà pourquoi, à Quimper et pour l’agglomération, nous voulons une nouvelle gestion de l’eau, dont la première étape devrait être pour Quimper le retour de la production de la distribution de l’eau et de l’assainissement sous forme d’une régie publique

01:35 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0)

02/09/2010

contre le racisme


Cet été, Nicolas Sarkozy, suivi par tout son gouvernement, a stigmatisé les Roms, les gens du voyage, les Français-es issu-e-s de l'immigration.

Prétendant lutter contre la délinquance, il a brandi la menace de la déchéance de nationalité à l'égard de personnes identifiées par leur origine et non par leurs actes.

Prétendant lutter contre la délinquance, il rase les campements de familles en détresse et les expulse par charters.

Nicolas Sarkozy a été élu pour être le Président de tous les Français-es. Il devrait être le garant des droits fondamentaux de notre démocratie et des engagements internationaux de la France. En agissant ainsi, il a bafoué les principes fondamentaux de la République et rompu avec les responsabilités liées à sa fonction.

Ses déclarations ont créé la méfiance et la colère vis à vis de la France en Europe et dans le monde et mettent en danger le « vivre ensemble » entre tous les résidents de notre pays.

Nous ne voulons pas de cette image de la France, nous ne voulons pas de cette vision de la politique.

Pour retrouver l'esprit et la lettre des Droits de l'Homme, pour promouvoir et assumer les valeurs démocratiques qui sont l'histoire et l'avenir de la France, pour montrer une autre image de notre pays, les militant-es et les élu-es Europe Ecologie Les Verts sont aux côtés des associations, des partis politiques, des citoyens engagés pour l'égalité, les libertés et la fraternité dans le monde d'aujourd'hui.

Pour la liberté, l'égalité, la fraternité entre les Français-es et les peuples : Disons non au racisme d'Etat.

Contre l'amalgame entre délinquance et immigration, contre le rejet des étrangers, contre le racisme d'Etat proclamé par Nicolas Sarkozy.

Europe Ecologie - Les Verts seront présents le 4 septembre dans tous les rassemblements contre le racisme d'Etat.

01:06 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0)

24/08/2010

Les gens du voyage

Le Président de la République dans son discours du  27 juillet 2010  voudrait nous faire croire qu’il  découvre la question des gens du
voyage. Et que...": vous allez voir ce que vous allez voir....! "  Il suffit de démanteler deux ou trois terrains occupés illégalement par les
Roms (ce qui au passage les désigne arbitrairement   comme bouc-émissaires  dans l’affaire de  Saint Aignant) pour régler la  situation.
Une situation certes délicate mais la faute à qui?
La loi Besson du 5 juillet 2000  fait obligation aux communes de pourvoir à l accueil des gens du voyage, et ceci quelque soit leur taille.  Elle
stipule que les communes de plus de 5000 habitants doivent posséder un terrain permanent destiné  à cet accueil. En réalité, nombre de des
communes ne remplissent pas cette obligation. Ce qui au passage n’est pas le cas de Quimper car la ville possède deux terrains permanents.  L'Etat, le  Président de la République qui en a la responsabilité,  se trouvent donc directement en faute  dans ce dossier
La loi ne suffira pas
Ne soyons pas naïfs,  Il est  évident que la seule application de cette loi  ne réglera  pas toutes les questions. Les gens du voyage ont en effet
des modes de vie difficiles  à concilier avec les règles qui s'imposent à notre société de sédentaires. Se pose alors la question  de la mesure entre intégration et préservation d'une culture communautaire.  Mais quels moyens a t'on pour exiger des gens du voyage  le respect d'un règlement,  quand nous mêmes, sommes incapables d'appliquer la loi.  Le comble est que cette situation  de laxisme  envers certaines collectivités en faute, pénalise les communes respectueuses.  En effet  les terrains d'accueil n'étant pas en nombre suffisant, sur notre territoire, les communes en règle  voient régulièrement arriver des regroupements  qui dépassent largement leurs  capacités d'accueil.
L'esprit de la Republique
Limiter, comme semble vouloir le faire Le Président de la République, la question de l'accueil des gens du voyage à  quelques familles Roms  qui seraient en situation irrégulière est par ailleurs parfaitement ridicule. L'énorme majorité des gens du voyage possède  la nationalité française. La stigmatisation  ainsi organisée, d'une communauté, n'aboutira qu'à un conflit à terme dangereux pour notre société.

La seule méthode qui me semble concevable à  ce jour, au-delà des postures démagogiques, est bien de se saisir de cette question dans le cadre des valeurs  de la République qui donne à chaque citoyen des droits qui le protègent mais lui commandent  en retour le devoir de respecter  les lois et règlements qui garantissent la vie en société.

Que le Président de la République fasse déjà  appliquer  cette règle de base ( loi Besson) et une bonne partie de la question sera réglée.

23:18 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (1)