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04/07/2015

L'acrylique, ce n'est pas du p'tit lait.

peinture.jpg       Suite à la pollution constatée hier matin sur l'Odet et les explications rassurantes  données par la ville, il est permis de s'interroger.

Tout d'abord quant  l'effet de ces peintures acryliques  sur  le milieu aquatique. On ne peut en effet  dire quel sera leur l’impact avant qu’il ne soit mesuré.  Rappelons que si le remplacement des peintures glycéro par des peintures acryliques est un progrès (elles ne contiennent pas de COV - Composés Organiques Volatiles), ces peintures à l'eau contiennent aussi des substances dangereuses comme les éthers de glycol. De ce fait, elles présentent un élément de toxicité pour les milieux aquatiques. Nous en saurons plus quand les résultats des analyses seront publiées. 
         Par ailleurs, ce qui interroge aussi, c’est le circuit pris par cette peinture pour arriver dans l'Odet. Si, comme le dit la ville, le produit vient du lessivage d’un toit. Ce qui nous semble étonnant vu la coloration et le temps d'écoulement de la pollution. Cela voudrait dire que la gouttière du centre commercial de Gourvili va directement dans le milieu naturel et quil n'y a aucun tamponnage. Or les règlements actuels imposent que les eaux de toitures et de ruissellement des surfaces imperméabilisées soient stockées sur la propriété dans des bassins temporaires ou conduits dans un réseau séparatif. Ceci afin de  permettre  de recueillir les eaux pluviales lors des épisodes orageux, avec dans tous les cas, un traitement des eaux collectées avant le rejet dans le milieu naturel.

Qu'en est-il ici ? Nous demandons à la grande surface de Gourvily impliquée dans cette affaire d'apporter des réponses à ces questions.

01/07/2015

Le « Contrat de ville » doit anticiper la croissance du collège Diwan à Kermoysan

diwan.jpg 

 

               Un nouveau « Contrat de ville » concernant Kermoysan sera signé mercredi 1er juillet. Dans le droit fil de  celui qui vient de s’achever, ce contrat  va permettre de poursuivre la mutation  du quartier. L'ensemble des élus a  d’ailleurs souligné les qualités de cette nouvelle étape de rénovation urbaine pour les années 2015-2020.

 

                Dans le précédent contrat, un terrain avait été gelé pour pouvoir répondre éventuellement aux besoins du collège Diwan, en particulier en matière d'internat. Ce projet n'est pas allé au-delà des études. Aujourd'hui, le problème n'est toujours pas résolu à Quimper et l'internat, installé à Plogastel St-Germain (14 km), arrive à saturation avec ses 80 pensionnaires. A cette difficulté s'ajoute la question de la croissance des effectifs. De 140 collégiens cette année, le skolaj Diwan passera à 165 élèves à la prochaine rentrée et plus de 200 d'ici deux à trois ans. Les projections à sept ans montrent une perspective très fiable de 270 à 280 collégiens. Si ces chiffres illustrent la vitalité de la filière Diwan, ils montrent aussi l'urgence des besoins. Les locaux du collège seront bientôt trop petits. Il est  donc nécessaire dès aujourd’hui  d'anticiper cette croissance.
             Les élus de Kemper l’Ecologie à Gauche (KEG) souhaitent donc que soient conservées à cet effet  les réserves foncières à proximité du skolai Diwan de Kemper. En lien avec l’association, le Conseil départemental, la ville et Quimper-Communauté doivent se pencher sans attendre sur cette question qui concerne l’avenir de la filière de la langue bretonne à Kemper.
Anne Gouerou - Daniel Le Bigot
Kemper l’Ecologie à Gauche