09/08/2016
L'aéroport de Quimper a t-il un avenir?
Chacun y va de son couplet concernant le fonctionnement de l’aéroport de Quimper. Chacun y va de son couplet mais en prenant garde de ne pas avoir les mots qui fâchent. Pour les uns, c’est la faute à l’avion à hélice si la baisse de la fréquentation se chiffre a – 10%. Pour les autres c’est la faute à Hop (filiale de « air France ») qui ne s’y prendrait pas autrement s’ils voulaient fermer la ligne. Personne ne semble se poser la vraie question à savoir : un aéroport tel que celui de Quimper (Pluguffant) et ses 90 000 passagers, est-il économiquement viable à moins de 80 km de Brest ( Guipavas) et son million de voyageurs.
Le discours des responsables économiques et politiques n’a pas varié depuis plus de 20 ans. Répétant inlassablement dans la logique de Coué, « l’aéroport est indispensable au développement de notre territoire.. ». Pourtant le monde change, la répartition territoriale des emplois obéie à de nouvelles logiques moins centralisatrices qu’a une époque, internet, la télécommunication évitent des déplacements et une prise de conscience vis-à-vis de la planète et de la nécessaire limitation de nos consommations, s’installe petit à petit dans l’esprit des gens. Alors a-t-on besoin d’avoir 4 aéroports (Brest, St Brieuc, Lorient et Quimper) dans un espace si rapproché. La question mérite au moins d’être posée.
On voit tout de suite que Brest de par sa puissance (1 millions de voyageurs) et lorient du fait de la présence de la base aéronavale de Lann bihoué ont des atouts en leur faveur. Mais Quimper et st Brieuc qui constatent, année après année une baisse de leur fréquentation doivent s’interroger quant à leur avenir, du moins en ce qui concerne une ligne régulière vers Paris. Ne vaudrait-il pas mieux améliorer les liaisons train et bus entre Quimper et Brest afin d’assurer à ceux qui le souhaitent, un aller et retour vers Paris via Guipavas dans la journée.
Alors c’est vrai, de dire simplement cela, c’est déjà être considéré comme un traitre à la Cornouaille. Un peu comme si une compétition avec la cité du Ponan nous imposait de posséder les mêmes infrastructures au nord et au sud du département. Alors que l’heure est à l’efficacité économique et à la mutualisation des moyens. La région brestoise, de par son statut de métropole, s’impose de plus en plus dans l’ouest breton. La Cornouaille avec Quimper sa capitale administrative, riche de diversité, entre la mer et la terre a réellement une carte à jouer, à condition de rechercher une large complémentarité sans vaine concurrence avec Brest.
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