29/09/2007
Franchises médicales : inacceptables
Les franchises médicales que veut mettre en place le gouvernement vont pénaliser une fois les plus démunis en rendant plus difficile l’accès aux soins et contribuer ainsi à dégrader l’état de santé de la population.
Elles sont maintenant associées à la lutte contre la maladie d’Alzheimer, alors que la lutte contre cette maladie doit être financée, comme la lutte contre toutes les maladies chroniques, par le budget de la santé et non pas par les malades eux-mêmes.
Elles ne répondent pas à la crise du système de santé qui est due à l’augmentation des maladies chroniques et non comme veut le faire croire le gouvernement à l’irresponsabilité des assurés. En effet, 12 % des malades en affections de longue durée représentent 60 % des dépenses. Et le nombre de ces malades a progressé de 74% en 10 ans.
Le gouvernement poursuit le détricotage du système d’assurance maladie pour mieux le livrer ensuite aux assurances privées.
Pour les Verts, il faut refonder le système de santé en agissant sur les causes environnementales et comportementales des maladies. Il faut passer d’une logique de soins à une logique de santé.
Dans le même temps, pour assurer la pérennité de la Sécurité Sociale, l'assiette des cotisations doit être revue pour tenir compte de l'évolution de la répartition des revenus ces dernières années. Ainsi, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est passée de 67,5 % à 57 % depuis 1981.
La Cour des Comptes chiffre à 3 Milliards d'euros par an le manque à gagner dù à l'absence de cotisations sur les stocks options, plus 4 Milliards sur les indemnités versées au moment des départs en retraite et licenciements. La participation et l'intéressement versés par les entreprises aux salariés échappent également aux cotisations sécu.
On le voit, les solutions existent pour rééquilibrer les comptes et maintenir le principe de la sécu : cotiser en fonction des revenus pour permettre un accès à la santé pour tous.
18:18 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0)
25/09/2007
Elysée Breizh
Pour être franc ce défilé sur les champs m'a un peu gavé! J'aime bien les bagadou.
Je trouve que ce sont de véritables écoles de musique et des pépinières de talents mais le défilé sur cette avenue qui est le symbole de la France éternelle... je trouve ça bof.
Je n'irai pas jusqu'à évoquer les "panzerdivisions" de Françoise Morvan 24sept_BZH.doc dans libération tant je trouve ce papier excessif et profondément teinté d'anti-régionalisme mais je trouve cet étalage de costumes, de drapeaux sur les champs Elysées, décalé par rapport à ce que vit la Bretagne.
J'ai bien compris que l'essentiel de l'opération n'était pas de montrer un pays tel qu'il était mais d'afficher des valeurs traditionnelles dans le but de vendre une image. Et oui dans un monde complexe et en perpétuel mouvement, la tradition, parce qu'elle semble immuable plait.
Je suis quant a moi plus en phase avec un fest noz à Penvillerc'h mélangeant jeunes et anciens sur une musique électrique de "carré manchot" 
alternant avec le kan a dis kan des frères Quérré. C'est aussi puisé dans la tradition mais c'est réel et les gens ne sont pas des comédiens en costume mais des acteurs bien vivants d'une région qui garde ses valeurs de convivialité.
C'est d'ailleurs paradoxal que le succès soit aux champs Elysées lors d'un défilé et le bide au Zénith pour une soirée festive. Visiblement ce que recherche Paris c'est ce qui lui manque, une émotion créée par un rappel aux terroirs. La capitale semble moins sensible à la diversité culturelle.
A la question fallait il dépenser 2 millions d'euros pour une publicité pour la Bretagne? Je suis tenté de répondre pourquoi pas mais peut être pas celle là! Les deux piliers de notre base économique à savoir l'agriculture, l'agroalimentaire et la pêche vont mal. L'économie résidentielle par les services qu'elle nécessite et par l'argent dont elle dispose est à même de participer au maintien d'une activité en Bretagne. Il y a donc là un véritable défi pour notre région. Comment organiser l'accueil de ces résidents occasionnels (appelés aussi touristes) sans dénaturer nos sites et paysages. C'est une condition essentielle et j'attends des élus une mobilisation importante pour résister à la pression immobilière et pour fixer les règles en matière d'aménagement. Nous avons dans le sud de multiples exemples de ce qu'il ne faut pas faire. Espérons que la raison l'emportera.
23:20 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (3)
