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17/10/2016

 « La Cornouaille manque de leader »

 


Le conseiller municipal d’opposition Europe Écologie-Les Verts à Quimper (Finistère) fait le tour des dossiers politiques. Il soutient Yannick Jadot à la primaire de son parti et s’interroge sur la démocratie locale.

(Interview de Ouest France 15 octobre) 

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C’est le temps de la primaire, y compris chez Europe Écologie-Les Verts. Qui soutenez-vous ?

Je soutiens Yannick Jadot. C’est quelqu’un que j’apprécie car il n’est pas dans les tactiques politiques. J’ai voté en ligne, comme le veut la procédure. Les résultats du premier tour seront publiés le 19 octobre. J’avoue que je me suis interrogé sur la nécessité d’avoir un candidat Vert au premier tour des présidentielles. Notamment dans le contexte actuel qui appellera peut-être un vote utile. J’ai finalement choisi celui qui me semble être le meilleur médiateur auprès de la population. Yannick Jadot, député européen écologiste, est un homme neuf. Et en tant qu’ancien patron de Greenpeace, il connaît bien le terrain.

Comment percevez-vous le climat politique actuel et la campagne présidentielle ?

Je suis épouvanté par la légèreté du débat politique. On ne parle pas des problèmes de fond. Les politiques n’ont aucune conviction écologiste. La consommation et le libéralisme sont en train de brûler la planète. Le débat autour des migrants ne devrait même pas avoir lieu. Nous devons accueillir ces personnes qui fuient la guerre et la famine. Aux présidentielles, je défendrai les valeurs de gauche comme je l’ai toujours fait. En cas de duel à droite, j’appellerai à voter contre Marine Le Pen, quel que soit le candidat.

Plus localement, comment vivez-vous votre mandat de conseiller municipal d’opposition ?

On est dans une alternance après avoir perdu les élections à la mairie de Quimper. C’est de ma responsabilité d’être là en tant qu’opposant. Je ne construis pas la ville, mais je reste vigilant sur de nombreux dossiers. Je constate que de nombreuses compétences quittent la commune pour aller vers la communauté de communes.

Est-ce une bonne chose, selon vous ?

La fusion de Quimper communauté et du Pays glazik est une nécessité. Le hic, c’est que les conseillers communautaires ne sont pas élus au suffrage universel. Ils n’ont donc pas été choisis selon leur projet. Quand on augmente un impôt comme la taxe foncière sur le bâti, on doit être responsable devant les citoyens qui vous ont élu. L’idéal serait que les conseillers communautaires soient élus au suffrage universel et qu’ils désignent ensuite les conseillers municipaux. Ce serait plus juste.

Que pensez-vous du nom de la nouvelle communauté : Quimper Bretagne occidentale ?

C’est un nom technique qui ne reflète aucune réalité. Mais c’est un détail. Moi, ce qui m’intéresse ce sont les projets. Ceux de la Ville, de la communauté et de la Cornouaille. Aujourd’hui, le territoire de la Cornouaille manque d’un leader. Je regrette que ce territoire ne parvienne pas à se mettre en avant lors des Fêtes maritimes de Douarnenez, par exemple, ou du Vendée Globe. C’est pourtant à la Forêt-Fouesnant que naissent les futurs champions. La Cornouaille a des atouts mais elle ne sait pas se vendre.

L’aménagement du quartier de la gare prend forme. Qu’en pensez-vous ?

Je ne vois pas vraiment de projet qui se mette en place. La 765e avenue ne fait que poursuivre ce que nous avions engagé au sein de la précédente municipalité. De toute façon, toute évolution du quartier de la gare nécessite une révision du PPRI (plan de prévention des risques naturels prévisibles relatif au phénomène inondation), ce qui est très long. Cela représente plusieurs années de procédure et rien n’a été fait. Je suis également surpris par l’absence de projet culturel qui participe pourtant au développement économique d’une ville. Pour l’instant, il n’y aura pas de grands changements. On va sans doute vivre un séisme politique avec les présidentielles. Et la bataille reprendra avant les municipales de 2020. On verra ce que deviendra Quimper, ville de centre gauche. D’ailleurs, il est peut-être temps qu’une femme prenne les rênes de la ville…

 

10/10/2016

le vote de l'impôt, implique le suffrage universel direct.

              votes.jpg Le Maire et Président de Quimper Communauté a annoncé une prochaine hausse de l’impôt communautaire. Comme il est de mise, il s’attire les critiques de son opposition. Pour ma part, je ne trouve pas scandaleux, bien au contraire que les citoyens,  par l’impôt ménage participent  au budget de la Communauté. Ils bénéficient de services gérés par celle-ci, il est donc normal qu’il y ait une contribution de leur part. Ce  qui avive les critiques, c’est que quand il était dans l’opposition, l’actuel Maire de quimper  n’avait de cesse de condamner l’équipe en place pour son recours « facile » disait-il à l’augmentation de  l’impôt. Honnêtement, je pense que du point de vue des finances chaque équipe a fait et fait le maximum pour contenir la pression fiscale. L’abondance de projets conduisait l’équipe précédente  à une part importante d’investissements. Ce n’est plus le cas, les projets actuels sont nettement  moins conséquents  mais la réduction des dotations de l’Etat amène aujourd’hui les collectivités à activer plus largement  le levier fiscal local.   C’est donc bien du côté de la promesse non tenue  faite aux électeurs que le Maire aura à rendre des comptes,  plus que sur le niveau réel de la fiscalité.

        "Il ne faut pas confondre la communauté d'agglomération avec la ville de Quimper et je n'ai pas augmenté les impôts à Quimper",  explique le Maire de Quimper. Là encore l’explication est spécieuse  car si de fait c’est bien  la communauté qui va augmenter la taxe foncière sur les propriétés bâties pour récupérer ainsi 3 millions d’euros, elle le fait alors que dans le même temps  elle reverse aux communes près de  5 millions d’euros au titre  de la dotation de solidarité.  Il lui suffirait donc de réduire de 2.5 millions d’euros cette redistribution pour éviter l’augmentation d’impôts. Ces tours de passe-passe entre la ville et la communauté ayant le même responsable posent une autre question bien plus fondamentale à savoir : celui qui vote  l’impôt en est responsable devant les électeurs.

           Nous assistons à une montée en puissance de la Communauté d’agglomération qui a aujourd’hui compétence sur quasiment tous les services qui touchent au quotidien (transports, déchets, eau, économie…).Et  alors que les citoyens élisent les conseillers municipaux qui ont de moins en moins de responsabilités, les conseillers communautaires qui en fait gèrent la cité ne sont eux pas élus en tant que tels.

            Aujourd’hui les décisions du   conseil communautaire pèsent bien plus sur la vie des habitants que celles prises par le conseil municipal. Il devient donc indispensable que ces conseillers  communautaires soient élus au suffrage universel direct sur des listes,  pour des projets clairement énoncés et qu’il soit ainsi de fait,  responsable devant les citoyens de la mise en application des projets et des impôts nécessaires pour les financer.