Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/05/2018

Un "pas" de Travert...

glypho.jpg    Le gouvernement et les députés viennent  d’apporter un très mauvais signal aux défenseurs de l’environnement. En refusant de s’engager dans la suppression du glyphosate, malgré les promesses du Président,  il donne en effet l’impression de se coucher devant les prescriptions de l’agrochimie.

       C’est une désillusion terrible car  même si les écologistes, dans leur majorité acceptaient qu’il y ait un temps pour glisser vers de nouveaux modes de cultures, le vote de la loi ne fait aucune référence à un calendrier. L’utilisation de l’herbicide va donc se poursuivre alors que dans le même temps les consommateurs sont de plus en plus demandeurs de produits sains pour la santé.  Devant le manque de sécurité, que laisse planer cette loi pour l’agriculture en général, il ne restera plus  aux  consommateurs que de reporter  leurs achats vers les produits de l’agriculture biologique qui sera la seule à garantir une production sans herbicide. C’est peut-être le seul effet positif que l’on retiendra de ce vote .

          Par ce vote  irresponsable, et alors  que le monde s’émeut de la perte catastrophique de la biodiversité dans nos campagnes, les abeilles qui symbolisent cette catastrophe continueront   à perdre la tête en s’alimentant sur des cultures traitées aux néonicotinoïdes  ou au glyphosate. La lutte contre l’utilisation des herbicides et des  pesticides n’est  même plus un combat réservé aux  écologistes, il est devenu   tout simplement un combat de tous pour la vie. Nous sommes arrivés à un point de dégradation de la  biodiversité  sans doute  irréversible. Comment une génération, la nôtre, peut-elle accepter ne serait-ce que l’idée que des espèces indispensables à l’équilibre de la nature puissent  disparaître simplement pour des questions économiques à court terme. Depuis l’histoire de l’humanité, c’est certainement la première fois que cette situation se présente et les générations à venir seront en droit de nous juger pour cela.

           Nous avons un ministre de l’écologie qui toute sa vie a montré son attachement au respect de la nature. Son silence étourdissant  dans  ce moment si important ne peut que troubler les défenseurs de l’environnement et de  la vie  en général. 

Commentaires

Je rappelle simplement mon commentaire du 19 mai 2017, à un article de monsieur Le Bigot qui se félicitait d'un Nicolas Hulot aux responsabilités.("Hulot à l'écologie, une bonne nouvelle.")
Je disais:"Je suis un peu déçu du discours de Nicolas hulot.
Il semble prêt aux "compromis", prêt aux concessions, aux délais, ...
pas du tout dans ses habitudes
L'idée d'être ministre avant la fin de sa "carrière" était-elle plus forte que ses convictions ?
Il est vrai qu'à 62 ans c'était la dernière occasion d'être ministre, on comprend...
Écrit par : erwan | 19/05/2017 "

Je ne me suis pas trompé. Pour lui, tout est bon pour rester au "pouvoir" et ses prébendes.

Monsieur Le Bigot disait: "(...)Tout ceci pour dire que cette nomination me semble vraiment une très bonne nouvelle pour nous Français.. et pourquoi pas, osons le, pour la planète."

Résultat ?... rien de neuf dans la politicosphère des élus déconnectés du "peuple", qui ne pensent qu'à continuer à profiter de leurs avantages, quitte à s'asseoir sur leurs convictions, et à pousser par dépit les électeurs vers les extrêmes.

Écrit par : erwan | 30/05/2018

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire