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01/03/2012

Un éco quartier très attendu

 

Apres l'éco quartier de Kervouyec, la ville de Quimper continue son programme "habitat" en présentant son projet de Linéostic.lineostic t-l 010312-1.jpg

On parle encore d'éco quartier pour bien signifier la rupture avec les lotissements qui ont fleuri ces 30 dernières années. Mais en fait cette manière de créer de l'habitat devient aujourd'hui la norme.

Un éco quartier c'est avant tout un quartier destiné à accueillir des habitants. La collectivité prend bien entendu  en compte le fait que les personnes, au-delà du logement, ont besoin de services de proximité. Quand on parle de services, on pense aux commerces mais aussi aux services publics tels que crèches, transport, écoles... Un quartier c'est aussi une diversité dans les formes et les statuts des logements. On y trouvera donc du collectif privé et public, du locatif public et des lots pour des maisons individuelles.

L’enjeu pour la collectivité est bien de retenir une partie des ménages qui, tous les ans, quittent la ville pour aller s'intaller sur des communes bien souvent éloignées de leur lieu de travail. Bien souvent ces départs sont justifiés par, soit un manque de terrains, soit des prix trop élevés. Cette opération qui, à terme comprendra plus de 500 logements va permettre à Quimper de retrouver une dynamique en matière d'habitat. Cette dynamique n'est pas en concurrence avec les communes voisines mais tout le monde comprendra que la richesse d'une collectivité est directement liée à sa capacité à accueillir en particulier les jeunes ménages. Au-delà de la diversité des statuts,  il s'agit de permettre aux demandeurs d'accéder à la propriété pour des revenus compris entre deux et trois fois le SMIC. Sur des terrains de 350 à 400 m2 ils doivent pouvoir construire une maison dont le budget total tournera autour de 150 à 170 000 Euros. La mixité sociale étant pour nous la règle en termes d'aménagement, ces accessions voisineront avec des programmes de logements locatifs de qualité.

à lire articles de Ouest France et du Télégramme sur le sujet

 lineostic t-l 010312.pdf

lineostic of 290212.pdf

28/02/2012

Sénégal, un deuxième tour en vue

DSCN0128.JPGOn pouvait craindre le pire au Sénégal après les violences qu'a connu Dakar lors de la campagne électorale. En fait, le scrutin de dimanche qui a mobilisé près de 60% des 5,3 millions d'électeurs invités à désigner le Président de la république s'est déroulé dans un calme relatif. Il semble qu'un deuxième tour se dessine entre Abdoulaye Wade Président sortant âgé de 87 ans et son ancien premier Ministre (jusqu'en 2007) Macky Sall, 51 ans, par ailleurs Maire de Fatick, ville de 25 000 h située à 200 km au sud de Dakar. 

Un combat des chefs plutôt qu'un affrontement idéologique

Une campagne électorale au Sénégal ne ressemble pas à celle que nous pouvons connaître en France. L’affrontement ne concerne que marginalement  des systèmes politiques mais ressemble plutôt a un combat des chefs. Wade et Sall sont deux candidats libéraux et parmi les prétendants on compte au moins 3 anciens Ministres de l'actuel Président. Les électeurs sont d'ailleurs essentiellement sensibles aux propositions concrètes, équipements routiers en particulier. Dans le même temps et malgré une bonne mobilisation, les Sénégalais ne sont pas dupes. Nombre d'entre eux disent, un peu ironiquement, "que ce soit l'un ou l'autre, rien ne changera vraiment". A ce petit jeu des personnalités, Macky Sall a capitalisé une bonne partie des électeurs qui trouvent qu'à 87 ans Wade a bien mérité... de se reposer.

Pour les occidentaux la surprise pouvait venir du chanteur  Youssou N' Dour (dont la candidature a été écartée) mais dans le pays et ceci malgré son audience de musicien, il semble bien que cette candidature relevait de la fantaisie.

le Pays attend des décisions fermes.

Si les résultats du premier tour sont serrés entre les deux leaders, il y a fort  à parier que Macky Sall l'emportera en bénéficiant du report des voix des autres candidats. La question qui se posera alors à lui sera bien celle des moyens qu'il se donnera pour lutter contre le fléau qui mine le pays à savoir la  corruption. Il devra également proposer des solutions pour désenclaver la Casamance. A titre d'exemple, la semaine dernière il y avait en attente au bac de Sarafany qui traverse la Gambie une file de camions de plus d'un kilomètre. Certains chauffeurs étaient là depuis 3 jours avec un chargement d'oranges pour Dakar. La situation n'est guère mieux en ce qui concerne la voie maritime,  "Le Bateau" ne fait la navette avec Dakar que deux fois par semaine. Cette situation est un vrai crève-cœur car la Casamance est un grenier pour le Sénégal. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons des troubles qui agitent cette région Sénégalaise coincée entre la Guinée et la Gambie. Une coupable réminiscence du découpage issu de la colonisation qui a gardé sous influence anglaise cette langue de terre qu'est la Gambie et que les Casamançais nomment le doigt de la Reine dans les fesses de la République.