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31/05/2017

Energie... vers une diversification.

corniguel.jpg  La mise en place  d’une unité récupération du   gaz méthane issue de la fermentation des boues  à la station d’épuration du Corniguel  est un bel exemple pour l’ensemble des collectivités. Pour un investissement de 1,75 million d’Euros cette unité va produire 400 000 M3 de gaz directement introduit dans le réseau gaz de ville. Engie,  qui par contrat deviendra propriétaire de ce gaz,  le revendra aux usagers et versera à la collectivité  830 000 euro par an. Faites le calcul rapidement, en moins de 3 années, la collectivité aura retrouvé son investissement. Le contrat étant signé pour 15 ans, la collectivité recevra ensuite  une rente annuelle très confortable.  A titre indicatif, la production de bio gaz de la station du Corniguel  correspond à la moitié de la consommation annuelle  des 41 bus de l’agglomération qui fonction avec  cette énergie peu polluante.

         Toujours sur Quimper la société Vol-V installée au Guélen va produire également près de 2,5 millions de Nm3 de gaz en méthanisant des déchets issus des entreprises agro-alimentaire du secteur,  mélangés avec des déchets verts. Elle utilisera aussi du lisier en métabolisant le carbone mais sans possibilité d’en  réduire la quantité d’azote.

        Ces deux exemples montrent bien que la dépendance totale de notre société  aux énergies fossiles n’est pas une fatalité. Inutile cependant  de se bercer d’illusions. Nous ne passerons pas  directement du pétrole au bio méthane. La voie est juste tracée et ce que nous disons nous les écologistes depuis une trentaine d’années est en train de se réaliser,  à savoir que l’avenir n’est pas dans une solution, la même pour tous mais bien dans la diversité des propositions.

       A ce titre l’énergie électrique pour équiper les voitures apparait effectivement  intéressante pour les usages urbains. Cette énergie limite la pollution de l’air  dans les villes. Mais  ici encore, ne nous trompons pas d’objectif. Si nous passions tout le parc automobile fonctionnant aujourd'hui  à l’essence ou au diesel à l’énergie électrique, nous n’aurions actuellement d’autre solution que de recourir à de nouvelles centrales nucléaires. Gardons donc pour l’instant,  l’usage de la voiture électrique aux centres urbains et  en favorisant les recharges nocturnes au moment où la France est en surproduction d’électricité. Continuons à promouvoir la production locale d’électricité en particulier par le solaire. Nous avons dans ce domaine,  sur le territoire de la collectivité  un super emplacement pour installer une grande centrale solaire. Il s’agit du site de l’ancienne décharge de Kerrequel. Le nouveau PLU de la ville autorise ce genre d’activité. C’est donc le moment d’y aller et pourquoi pas en sollicitant des financements citoyens sous forme de participation des habitants.

        Il aura fallu et il faudra encore  beaucoup de temps pour que notre société prenne vraiment  conscience que notre avenir est dans la diversité des énergies ainsi que dans  leur mode de production localisée. 

         Pour aller vers cette diversité et pour en assurer collectivement le développement, il me parait souhaitable que la collectivité Quimper Bretagne Occidentale se dote d’un véritable service énergie avec un budget propre (ou budget annexe)  comme cela a été fait pour l’eau et les déchets. Un tel budget permet de gérer les recettes sans passer par le budget général et aussi d’emprunter pour réaliser les investissements nécessaires au développement de cette nouvelle façon d’imaginer la production et la consommation des énergies.

18/05/2017

Hulot à l'écologie, une bonne nouvelle.

hulot.jpg      Comment parler de « prise », de belle prise même,  en évoquant la nomination de Nicolas Hulot au poste de  Ministre de l’écologie. Comme si la constitution d’un gouvernement s’apparentait à une opération militaire fait de stratégie visant à défaire l'adversaire.... En fait qu’importe les mots, et peut être les intentions,  ce qui intéresse le pays c’est bien l’événement et il s’agit bien là d’un événement. Nicolas Hulot incarne aujourd’hui plus que tout autre,  le combat de l’écologie, bien au-delà d’ailleurs  du  combat des écologistes.  Son engagement pour la planète est indiscutable, il a su et il sait toujours le médiatiser.  J’ai constamment depuis 1995, considéré que c’était le candidat que les écologistes devaient présenter collectivement à l’élection présidentielle. Je suis persuadé que s’il avait été candidat cette fois, E Macron n’aurait pas été élu car c’est lui qui aurait porté le message du renouvellement qu’attendaient les Français. L’écologie aurait alors été au centre du débat et nous aurions eu un écolo Président. Mais comme disait ma grand-mère, le lait renversé ne retournera pas au pot..

      Le voilà donc Ministre, et pas n’importe quel Ministre, le troisième dans l’ordre du tableau. J’imagine que ce rang ne lui a pas été présenté d’emblée et que c’est son insistance qui l’a emporté. En occupant  cette place, c’est l’écologie qui remonte dans l’ordre des préoccupations affichées par ce gouvernement.  Nicolas Hulot aura une parole et un poids qui par son parcours va peser bien au-delà de notre pays. C’est un homme de conviction mais c’est aussi un homme de communication. Il sait parler aux gens et  pour peu,  qu’il garde cette liberté de ton qui le caractérise, le pays tout entier  vivra une nouvelle prise de conscience écologique.

    Alors bien entendu, comme tout un chacun, il possède les défauts de ses qualités. Sa liberté de ton va certainement bousculer les habitudes et risque  de créer quelques tension au sein du gouvernement. Surtout qu’il aura à gérer des sujets brûlants à la charge très conflictuelle. Nicolas Hulot   ne pourra renier ce qui constitue quasiment l’ADN des écologistes, à savoir le refus du nucléaire au regard des risques majeurs que cette énergie fait peser sur la planète. Il ne pourra, non plus,  considérer comme dérisoire et donc  sans réelle importance,   la question du traitement des déchets nucléaires. Il est  purement  inadmissible qu’une génération laisse ainsi se disséminer des bombes à retardement que devront désamorcer les petits enfants de nos petits-enfants. De la même manière, même si elle est moins fondamentale, la question de l’aéroport de Notre Dame des Landes risque de constituer un caillou dans la chaussure de ce gouvernement. Il y a d’ailleurs fort à parier que cette question trouve sa solution dans le temps. Personne ne donnant officiellement  le coup d’arrêt à ce projet qui a été voté par plusieurs assemblées légitimement élues mais personne non plus pour donner  le premier coup de pioche à un projet qui déclencherait  inévitablement une mobilisation considérable. Il  se souviendra du précédent crée par le projet et la non réalisation de la centrale de Plogoff.  Un clin d’œil de remerciement  à ces irréductibles bretons,  gentils mais casse pieds,  qui ont massivement voté E  Macron.

       Pour le reste, Nicolas Hulot n'est pas  dans une perspective de révolution anticapitaliste, au grand dam du leader de la France Insoumise qui voit dans sa  nomination,    un intrus lui piller  son fond de commerce électoral écolo,   fraîchement mis en rayon. Je crois  que le Ministre de l’écologie  fera preuve de pragmatisme et qu’il avancera par touches successives construisant pierre a pierre un édifice destiné à lutter contre le réchauffement climatique, sa priorité.

        Tout ceci pour dire que cette nomination me semble vraiment une très bonne  nouvelle pour nous Français.. et pourquoi pas, osons le,  pour la planète.

15/05/2017

Juste indécent!

passage.JPG       Un nouveau, « jeune » Président de La République vient de s’installer à l’Elysée. Un ancien Président quitte son poste «  le roi s’en va …vive le roi » disait-on à une époque. Une personne rencontrée dans la rue me confiait l’autre jour vouloir voter pour …Marine Le Pen. Pas plus facho que cela la dame mais un argument béton :   « E Macron est jeune (39 ans), il  va falloir lui payer une très longue retraite quand il va quitter son poste.. ». Surpris par l’argument, je suis allé sur le site du Point qui relate les calculs faits par René Dosière député PS. J’avoue être " tombé de l'armoire". Le Président sortant  quittera sa fonction  avec une pension de l’ordre de 15000 euros. Il cumulera en effet l’indemnité de Président (5184 euros), celle d’ex-député (6208 euros), celle d’ancien conseiller à la cour des comptes (3473 euros) et pour terminer celle de Président du conseil général de Corrèze, une bagatelle celle-là…  (235 euros).

          Rien d’illégal la dedans, tout juste une question de mesure. Par comparaison, un prof agrégé qui a lui aussi aura  fait des hautes études,  part en retraite avec une pension entre 4000 et 5000 euros. Ce qui serait tout à fait acceptable,  pour un ex-Président de La République,  qui certes a beaucoup travaillé, qui de fait a le  droit à un repos bien mérité. Donc exit le cumul des indemnités.  

          Ou cela devient simplement scandaleux, c’est qu'au delà des indemnités,  ce nouveau retraité va bénéficier, en plein Paris,  d’un appartement de fonction meublé et équipé. Il disposera en plus de deux personnes affectées directement à son service, sans doute pour lui faire son ménage et cuire ses œufs sur le plat. Pour ses déplacements, il roulera en voiture de fonction. Il ne conduira pas puisqu’il aura deux chauffeurs à sa disposition ainsi qu’un dispositif assurant sa sécurité. Pour son courrier, ses mails, ses tweeds…. 7 personnes (des collaborateurs)  veilleront à ce qu’il n’ait pas de crampes au poignet. Petit bémol cette facilité ne durera que 3 ou  5 ans,  après il devra faire son courrier tout seul, comme tout le monde,  car il ne disposera plus que d’un seul collaborateur.   

          Je ne fais pas une fixation sur Le Président sortant, surtout qu’il a décidé de faire l’impasse sur une indemnité de 14000 euros, qu’il aurait pu encaisser en siégeant au Conseil Constitutionnel. Je sais que les deux autres anciens Présidents encore en vie,  profitent  de manière encore plus honteuse des largesses de l’Etat.  Je veux juste dire au nouveau Président que tout ceci est insupportable et que si  ramener le train de vie des anciens Présidents de la République à des proportions acceptables,   ne va pas réduire le déficit national, il y a ici un acte symbolique à faire.  La crise morale qui traverse la société se nourrit de ce genre d’injustice. Le minimum vieillesse est à  800 euros et elles sont  près de 500 000 personnes à en vivre. Je ne parle même pas des « minima sociaux » que touchent près de 4 millions de nos concitoyens  Alors oui, cette injustice honteuse fait le lit du Marine Le Pen et de ses acolytes.

       Le Nouveau Président a fait de la moralisation de la vie politique l’une de ses priorités. Il  a ici un cas d’école très simple à traiter. Obligation pour les élus à choisir une des indemnités auxquelles ils ont droit. Et accepter qu’un Député,  qu’un Président de La République à la retraite devient de fait un homme une femme comme tout le monde et que rien ne justifie un traitement particulier. Ses besoins sont les besoins de tout un chacun. Si la collectivité lui doit la reconnaissance du travail accompli dans le cadre de sa fonction. Il apparaitra en tant que tel dans les livres d’histoire mais  elle ne lui doit rien en termes de service à sa personne.

     On dit que c’est au pied du mur que l’on voit le maçon (oui je sais, la blague est facile !) alors avec les Français,   j’ai hâte d'entendre E Macron dans son projet de moralisation de la vie politique. Ira t il jusqu’à mettre fin à ses propres privilèges de futur retraité?