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05/02/2014

Seniors. Trois résidences dans le même esprit (Le Télégramme 5/2/14)

Vidéo du Télégramme

quimper,habitat,sénior

L'arrivée dans le paysage quimpérois de trois projets de résidences seniors illustre l'émergence d'une nouvelle génération désireuse de réinvestir la ville. Fini les maisons de périphérie avec un grand jardin, abandonnées par les enfants. Vive la proximité, les échanges culturels...

« Ce sont trois projets différents mais qui portent la même intention, explique Daniel Le Bigot, adjoint à l'urbanisme. Il s'agit de répondre à la demande d'une population entre 60 et 90 ans, qui n'a plus besoin de la maison ou du grand appartement qui accueillait la famille, les enfants et qui n'est pas disposée pour autant à aller en maison de retraite où la moyenne d'âge des nouveaux entrants est de 87 ans ».
« Cette population est aussi caractérisée par le fait qu'il s'agit majoritairement de personnes seules, souvent des femmes, qui cherchent des solutions d'habitat intermédiaires, continue l'élu. La demande porte sur des petits logements de qualité avec des services communs pour lutter contre l'isolement (salle de loisirs, bibliothèque, salon...), et donc situés au centre-ville ». La priorité n'est plus de cultiver son grand jardin mais de cultiver sa vie sociale.
Le temps est donc venu des nouvelles résidences « seniors », non pas des ghettos fermés, mais des espaces de vie mêlant l'esprit communautaire et le vécu individuel. « C'est un peu le chaînon manquant (de l'habitat) », illustre Thierry Prédignac, promoteur de Vivre en Béguinage.
Trois projets aboutiront cette année sur Quimper, sous des formes différentes, et qui répondent à ces besoins.

Trois projets simultanés

À l'ancienne école Saint-Corentin, route de Brest, la société Adim Ouest (Vinci Construction), a déposé un permis de construire pour 97 logements en accession à la propriété. « La typologie de ceux-ci (27 T1, 55 T2, 15 T3) illustre très bien le fait qu'ils s'adressent en priorité à des personnes seules », commente Daniel Le Bigot.
À l'ancienne caserne des pompiers, rue de Pont-l'Abbé, le projet se fait sous l'égide de la ville.
La Cirmad (Bouygues Construction) a prévu une « résidence intergénérationnelle » de 36 logements (dont huit logements sociaux et le reste en résidence seniors), en location. Le dépôt du permis aura lieu début mars après le déclassement de la caserne des pompiers.
Enfin, à la Terre Noire, c'est la société Vivre en Béguinage de Perpignan qui prépare un projet de résidence de 20 logements pour personnes âgées, d'esprit semi-communautaire et catholique. Ici, les espaces mutualisés vont jusqu'à inclure un studio d'accueil pour les visiteurs.
Le permis de construire en cours d'instruction devrait être accordé prochainement.
À Quimper, une autre résidence pour seniors, les Jardins d'Arcadie, fonctionne déjà dans le même esprit, mais elle dispose d'un service de soins infirmiers.
« Pour la collectivité, ces projets sont intéressants, estime Daniel Le Bigot. Car ces quelque 150 logements impliquent la mise sur le marché de l'occasion d'autant de maisons et d'appartements plus grands pour des familles ».
Les trois projets de résidence « seniors » devraient être mis en chantier dès cette année.

03/02/2014

Un plan d'urgence pour lutter contre le réchauffement climatique.

La Bretagne vient de connaître un épisode climatique aux conséquences très impressionnantes. Les images de Douarnenez, de l’Ile de Sein resteront gravées longtemps dans la mémoire des habitants. Et pourtant la conjonction de la marée coefficient de 114 avec un vent de sud ouest, certes important mais pas comparable à une vraie tempête, n’avait rien d’exceptionnelle et n’aurait pas du nous inquiéter outre mesure. Alors comment expliquer l’importance des dégâts si ce n’est par une réalité que nous ne pouvons plus nier. Le changement climatique est en route et ses conséquences sur le niveau des mers deviennent difficilement contestables. Le volume de l’eau augmente et par conséquence, sa hauteur.Une élévation de moins de 0,1 mm par ans depuis plus de 2000 ans et de plus de 2mm par an depuis une trentaine d’années.

Il est par ailleurs certain que cette augmentation des températures, et donc du niveau des eaux,du fait des quantités de Gaz à Effet de Serre (GES) diffusé dans l’atmosphère, va se poursuivre tout au long de ce 21 siècle. Ce qui est réellement en jeu c’est donc la vitesse de ce réchauffement. Et cette vitesse ne dépend que de nous. Soitnous continuons sur le rythme actuel d’émissions de gaz à effet de serre et le coup sera rude pour la planète d’ici une cinquantaine d’années, soit nous acceptons de revoir à la baisse nos consommations d’énergies et nous pouvons encore espérer assurer un avenir à nos enfants.

Les deux grands secteurs sur lesquels il nous faut agir en urgence, parce qu’ils sont les plus gros diffuseurs de GES sont celui des transports et celui du chauffage des maisons. Il s’agit de priorités vitales pour la planète. Ces deux secteurs nécessitent un engagement exemplaire de la part de l’Etat mais aussi des collectivités locales.