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15/03/2010

l'Union pas la soumission

Ainsi donc il y aura une triangulaire en Bretagne dimanche. Jean Yves Le Drian fort de son bon résultat du premier tour  et conscient que la faiblesse de la droite lui garantit une victoire au deuxieme tour, à fait le choix de la rupture avec la liste Europe Ecologie Bretagne. 

Je trouve cela dommage car la Bretagne sera l'une des seules régions dirigées par le PS en solo. Le message de Le Drian  est clair: "quand j'ai besoin de vous je vous prends, sinon je vous laisse...." 

D'un autre coté , c'est  sans doute  une chance. Celle de défendre un programme vraiment écologique inscrit dans le mouvement social et sans concession au libéralisme. Il faudra bien un jour préparer l'alternance avec une sociale démocratie qui en vieillissant  s'installe dans une gestion partagée du pays: à vous la droite, le national  et à nous les régions.

Une alternance pour d'autres choix que ceux dictés par l'obsession de la croissance. Un alternance qui replace l'homme dans son environnement qui propose un monde plus doux, respectueux de nos ressources, économe en énergie  et privilégiant l'être sur l'avoir. Un monde conscient de ses responsabilités dans l'évolution climatique et qui se donne les moyens de corriger le tir. 

L'union peut être une chance quand elle est désirée car elle additionne des compétences et croise des  points de vue. Elle devient un boulet si elle contraint l'un des partenaires. En Bretagne, cette année, le marié était trop riche, trop sûr de son pouvoir, la mariée n'a pas voulu se soumettre... elle va vivre sa vie.  

22:38 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/03/2010

Trahison!

Je reviens sur l'expression  de trahison employée dans un commentaire sur la question des écoles.
Je pense que si elle est excessive,  elle est   due à la passion mise dans ce dossier. Je comprends sans difficulté cette passion quand il s'agit des écoles. J'ai été moi même en tant que parent d'élève mobilisé contre la fermeture d'une classe à Tréqueffelec.
Le fait d'être élu à la gestion de la ville et de faire partie d'une équipe aux origines politiques diverses nous impose un certain type de fonctionnement qui n'est pas aussi libre que celui du militant, d'un candidat,   ou même d'un conseiller d'opposition. Pour ma part, je garde intact mon engagement pour l'écologie dans sa forme la plus sociale et démocratique et pourtant pour arriver à la faire avancer sur le terrain, je suis obligé de faire avec les circonstances. Aujourd'hui le débat quimpérois tourne autour du schéma transport et  des places de stationnement. C'était clairement inscrit  dans notre programme mais la contestation des commerçants nous oblige à batailler sans cesse, même au sein de l'équipe municipale. Sans lâcher sur le fond je fais des concessions sur le planning, le calendrier, la gestion... et ceci pour sauvegarder l'essentiel.
Sur le dossier des écoles, la méthode utilisée pour présenter le projet  a choqué. Alors pourquoi l'a t on (à KEG) dans un premier temps  laissé passer? Parce que chacun est  sur ses dossiers  et chacun fait confiance à l'autre. La présentation qui nous en a été faite au bureau municipal par Denise  avait un sens,  un projet sur l'enfance,  justifié  par une baisse de la démographie et... le processus s'emballe. Rapidement nous nous sommes aperçus que ça clochait et dans ce cas  il faut ramer pour revenir à la raison. Nous l'avons fait.
Depuis janvier nous sommes dans une phase de concertation. Même si elle ne  convient pas aux parents, elle ouvre inévitablement  un espace.  Cette phase va aboutir à une nouvelle proposition qui sera discutée au sein de l'équipe municipale avant d'être présentée. Les éléments ne sont plus les mêmes qu'en novembre et le débat aura lieu à l'intérieur de l'équipe. Il est important pour moi et pour mon groupe de conserver intactes nos capacités à nous faire entendre.
Au moment ou je l'écris, et ceci reste un point de vue,   je n'imagine pas pour la rentrée 2010 de fermeture de classe dont les effectifs seraient suffisants, je n'imagine pas de restructuration d'écoles qui n'aurait l'accord d'une majorité de parents. Nous allons en discuter entre nous à KEG pour savoir quelle méthode nous semblera la meilleure pour, si ce n'était  le cas, faire entendre cette position  à l'équipe municipale à laquelle nous appartenons.
Ce fonctionnement et ces contraintes peuvent paraître bizarres, compliquées elles sont l'apanage d'un fonctionnement démocratique ou l'avis de l'autre compte également. L'inverse c'est la dictature, qu'elle soit d'un homme ou d'une partie du peuple je ne peux m'y résigner.
A ces mots, vous  comprendrez,  je l'espère combien  le mot trahison me choque quand j'ai l'impression au contraire de travailler dans le bon sens.

23:20 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (4)

04/09/2009

Modifier nos comportements.

Contribution « climat énergie » ou « taxe carbone », ce qui compte c’est que les Français en comprennent le sens. Et de ce coté avouons que le sujet est pour le moins mal engagé, entre un gouvernement qui veut bien, mais a condition que la pilule soit indolore et une partie de l’opposition en pleine compétition démagogique cherchant à opposer ceux qui sont préoccupés par la fin du monde à ceux qui sont préoccupés par la fin du mois.

En fait les choses sont pourtant claires. Notre pays a signé la convention de Kyoto en s’engageant ainsi a réduire pour 2010 nos émissions de CO2 au niveau de 1990. Or depuis cet engagement nous avons continué à produire de plus en plus de CO2. Nous sommes donc au pied du mur et la conférence de Copenhague en décembre va le confirmer. Pour tenir nos engagements il va falloir changer de régime.

La taxe ne doit donc pas être envisagée comme une recette supplémentaire mais bien comme une incitation à changer nos comportements, à diminuer nos consommations d’énergie. Elle doit donc être accompagnée d’une communication positive mettant en avant la possibilité d’inverser la tendance, un peu à la manière de « la chasse au gaspi de 1973 ».

Pour qu’elle soit efficace, soyons lucide, elle ne peut pas être indolore. La proposition de 12 Euros la tonne énoncée par le gouvernement se traduirait en fait par une augmentation de 3 centimes d’euros pour le litre d’essence. Autant dire, rien d’incitatif. En tant qu’écologistes nous proposons entre 40 et 50 Euros la tonne tout de suite avec une progressivité liée au résultat qui pourrait aller à 100 euros en 2020. Ramenée au litre d'essence cette taxe représenterait entre 12 et 15 centime d'euros. Bien évidemment, cette taxe portera en grande partie sur les transports sachant qu’ils sont responsables à plus de 25% des émissions de carbone. Prétendre qu’elle serait de ce fait injuste parce que frappant de la même manière ceux qui ont les moyens et ceux qui ne l’ont pas confine à la mauvaise foi. La réalité est que c’est la spéculation foncière en zone urbaine qui éloigne de plus en plus les ménages aux revenus modestes des centres de services et des zones d’emplois. Les condamnant ainsi à faire quotidiennement des kilomètres coûteux financièrement et écologiquement. C’est donc contre cette spéculation qu’il faut lutter.

L’autre question en débat : faut il taxer la consommation d’électricité ? Bien entendu car à 80% la production de courant électrique génère soit du CO2 soit de la vapeur d’eau qui tous les deux contribuent au réchauffement.

Même si ce n’est pas le but, cette taxe va générer des recettes. Il nous semble évident que l’ensemble de celles-ci doit être consacré au développement des énergies renouvelables et non pas à venir combler le manque à gagner des collectivités locales lié à une suppression de la taxe professionnelle.

Pour les écologistes l’enjeu de ce débat est important. Il permettra de mesurer la détermination des acteurs économiques et sociaux à passer des belles paroles du Grenelle de l’environnement à la réalité d’un modèle de croissance actuel en contradiction totale avec les engagements vis-à-vis de la planète pris lors du sommet de Kyoto.

23:29 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2)