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28.11.2006
Jean Paul Ancelin II
Haute d’environ 8m, elle dominera la place Jean Paul II en plein centre du bourg de Ploërmel.
Vous me direz, vu le nombre personnages qui trônent à pied ou à cheval, sabre au clair sur les places de nos villes ou villages, un de plus, un de moins, cela ne va pas changer la face du monde.
Mais quand même, il va fort le Paul Ancelin Maire UMP de cette cité bretonne jusqu'ici bien tranquille. Outre le fait que ce sont les contribuables qui vont passer au tiroir caisse, (il en a toujours été ainsi, il oublie que sur le plan humain les intransigences de Jean Paul II concernant le préservatif n'ont pas facilité la lutte contre la prolifération du SIDA en Afrique.
Pour corser le tout l’artiste Russe Zourab Tsereteli qui a pondu cette œuvre, pas encore inaugurée et déjà fortement contestée est un proche de Vladimir Poutine, grand démocrate s’il en est qui s’est particulièrement illustré par l’humanité dont il a fait preuve pour traiter son problème Tchétchène.
Du coup on n’y comprend plus rien à Ploërmel ou les rouges « bouffeurs de curés » sont toujours surnommés: les Russes. Seule explication, Vladimir Poutine membre honoraire à vie du KGB est un Russe blanc!
Bref si le mur de Berlin est bien tombé il y a maintenant 17 ans celui de la connerie à Ploërmel tient et bon et peut encore tenir le temps d’un mandat car notre fringant Ancelin ( y’ a du Lancelot la dedans) copain de Chirac et proche de Sarko (ce qui illustre un peu l’ambiguïté du personnage) n’a que 75 ans.
Cerise sur le gâteau, ou comble de la provocation, l’inauguration de la statue est prévue en grandes pompes le 9 décembre. Les camarades de la cellules fêteront eux le 101 anniversaire de la loi de séparation de l’église et de l’Etat.
Choix cornélien lourd de sens pour les officiels qui n'ont pas l'air de se bousculer. Enfin, il y aura quand même Bernadette.
23:15 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.11.2006
Ségolène pour changer la gauche?
Si J’avais été au Parti Socialiste, je crois que j’aurais eu du mal à voter pour Ségolène. Parce que, quand même concernant le socle, les fondamentaux, en fait la culture de gauche, il me semble que Ségolène ait manqué des cours.
Mais je ne suis pas au PS. Je ne suis donc que spectateur, (d'un super spectacle d'ailleurs car réussir à faire croire aux français pendant 2 mois que l'élection présidentielle était lancée alors qu'il ne s'agissait que d'une désignation interne ...bravo). Du coup je suis sans état d'âme, mon choix étant Vert au premier tour. Je regarde la candidate socialiste dans le cadre du second tour (je n'imagine pas qu' un ou qu' une autre candidate que la socialiste soit à même d'être présent au second tour) et je pense que c’est heureux pour la gauche, que tous ces nouveaux adhérents, (sans doute adhérents pour une année) peu au fait des batailles internes du parti aient emporté la décision.
Parce que franchement avec un Fabius (qui a sans doute l’étoffe d’un président de la République…. comme bien d’autres) tout fraîchement repeint en rouge depuis le référendum et un DSK installé dans ses certitudes (pour qui le capitalisme l’ayant définitivement emporté sur le socialisme, il ne s’agit plus aujourd'hui que de faire au moindre mal) on était mal parti!
Je ne dis pas que Ségolène sera un guide( ce n'est pas ce que l'on demande à un Président de la République) mais justement ses faiblesses, ses doutes peuvent (je l'espère) devenir un atout pour changer la société si le peuple de gauche sait se mobiliser lors d'un second tour. A elle, au delà des résultats des autres candidats au premier tour, de reconnaitre la diversité de cette gauche et de libérer les initiatives.
Et puis, c’est peut être bête, mais c’est comme ça, c’est une femme, et c’est un atout immense pour lancer le changement. Sarkosy aurait, sans mal, embarqué l’un ou l’autre des éléphants, sur des sujets techniques avec une flopé de chiffres, discutés pied à pied et qui n’intéressent personne. Quant à Ségolène, tout lui sera pardonné, et plus Sarko lui tapera dessus et plus Ségolène engrangera.
C’est injuste me direz vous ! Evidemment mais qui parle de justice dans une élection ou c’est la mode, l’air du temps et l’apport des médias qui vous fait roi (ou reine, va falloir s’habituer).
19:35 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.11.2006
Reconnaitre la biodiversité.
Pour être complet sur la question des aides européennes qui risquent d'avoir comme conséquence la suppression de kilomètres de talus, de bandes enherbées... , il est nécessaire de pointer la co-responsabilité du gouvernement.
En effet la commission européenne, dont l'orientation ultra libérale n'est plus à prouver, proposait de prendre en référence les productions des années 2000,2001,2002 pour le calcul des primes. En gros, les paysans qui faisaient beaucoup de maïs à l'époque, auront le droit à de fortes primes, ceux qui, par soucis de protection de l'environnement s'étaient tournés vers l'herbe seront pénalisés.
Elle laissait malgré tout (magnanime) aux Etats membres le soin d'aménager la distribution des aides destinées à soutenir l'agriculture. 22nov_PAC.2.doc
En fait ce cas montre bien une fois de plus l'effet pervers des primes basées sur la production et leur coté aléatoire. Tant que la société n'aura pas reconnu le rôle utile, pour la biodiversité et pour l'équilibre biologique, des surfaces non cultivables (talus, landes, zones humides...), celles ci seront soumises à rude épreuve et risquent de disparaître progressivement.
Deux sites intéressants à consulter.
http://www.talus-bretagne.org/
http://collectifdpu22.oldiblog.com/
16:55 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.11.2006
Les talus de la biodiversité.
Dans le contexte actuel je ne peux que soutenir ( une fois n'est pas coutûme) la demande des agriculteurs FDSEA de comptabiliser dans les surfaces agricoles cultivables mais non cultivées les talus en pourtour des parcelles. C’est à ce jour la solution la plus efficace économiquement pour préserver ces talus par ailleurs indispensables à l’équilibre biologique et à la gestion des écoulements d’eau.
La politique agricole commune montre ici ses limites et ses contradictions. D'un coté, en ne s’attachant qu’à la production elle déserte tout un pan de l'aménagement du territoire. Un talus ne produit pas directement, il n’existe donc pas. De l'autre elle impose, fort justement, aux pays membres de prendre les mesures pour atteindre le bon état écologique des eaux d'ici 2015.
Si une politique agricole commune se doit de fixer des principes, elle doit également tenir compte des spécificités des territoires. Il est évident que les conditions agricoles sont très différentes suivant que l’on se situe dans une région de plaine céréalière ou dans le bocage breton ou normand. C’est à force de nier ces évidence au nom de l’idéologie de la libre concurrence et donc de la suppression des dispositions particulières, considérée comme des entraves à cette idéologie, que l’Europe apparaît comme une machine à broyer les hommes et à uniformiser les cultures et modes de vie.
L’Europe n’est malgré tout pas la seule responsable de cette perte de diversité. Depuis les années 1960 sous l’impulsion des techniciens de la DDA DDE c’est plus des deux tiers du linéaire qui ont ainsi été supprimé en Bretagne. Une partie était sans doute justifiée afin de moderniser l’outil des exploitations, mais là aussi l’abus est rapidement devenu la règle. La prime de rémunération des ingénieurs au km de talus abattu dans les opérations de remembrement a pesé lourdement sur l’image du bocage breton.
La logique voudrait maintenant que les talus comme les landes ou les zones humides qui ne sont pas producteurs au sens économique mais indispensable à l’équilibre écologique soient reconnus en tant qu’éléments du patrimoine rural commun et bénéficient à ce titre d’une protection administrative ainsi que des moyens financiers pour en assurer la gestion. Que cette reconnaissance soit faite au niveau de l’Europe ou des Etats ne change pas grand-chose, ce qui est essentiel c’est qu’elle soit efficace.
08:45 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.11.2006
Du poulet, encore du poulet
Vendredi soir, le conseil municipal de Quimper avait à donner un avis sur une régularisation d'élevage de poulets sur la commune de Briec. Cet élevage possédait une autorisation antérieure datant de 1991 pour 74 000 poulets. L'adjointe de la ville, par ailleurs Présidente du syndicat SIVALODET chargé de mener une politique de l'eau à l'échelle du bassin versant proposait un avis favorable!
Il faut savoir que le canton de Briec est dit en Zone d'Excédent Structurel , c'est dire qu'il s'y produit trop d'azote organique par rapport aux capacités d'absorption des surfaces cultivables. De plus le plan d'épandage de cet établissement porte sur 103 hectares disséminés sur 5 communes dans un rayon de 20 km et se trouve en limite de saturation en azote.
Du coup les deux élus Verts ont proposé eux d'émettre un avis défavorable. Réponse de l'adjointe " ce projet respecte les normes, donc avis favorable". Je lui ai rétorqué que notre avis ne consistait pas à vérifier si les normes étaient respectées, il y a du personnel en préfecture dont c'est le travail, mais bien de donner un avis sur la pertinence d'un tel élevage. C'est donc un avis politique et non pas administratif qui est attendu.
Ce fait est symptomatique du manque d'imagination, d'ambition, de liberté des élus qui bien souvent dans le débat reste au stade de l'application du règlement.
Je ne confond pas le débat du conseil municipal avec la fonction exécutive du Maire que consiste ensuite à signer des actes administratifs (permis de construire...) là effectivement en appliquant les règlements.
Bilan des courses, avis favorable du conseil avec onze abstentions et deux votes contre.
19:16 Publié dans ville | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.11.2006
responsable mais pas coupable!
Réaction aux propos tenus ce jour dans Ouest France par Mm Coustans Adjointe au Maire de Quimper.
Concernant la distribution de l’eau sur la ville, il me semble bon de rappeler quelques principes.
Premier principe: Le Maire est responsable et seul responsable de la distribution, tant au niveau qualité que mise en œuvre. Si la ville choisit, et c’est le cas pour Quimper, un système de Délégation de Service Public il n’est reste pas moins que la responsabilité incombe à son premier magistrat. Si le délégataire ne respecte pas son contrat de délégation, c’est au Maire d’agir auprès de lui et non pas aux habitants.
Dans le cas des éclatements de tuyaux repérés dans le quartier du Braden, c’est évidemment la ville qui est responsable. Cela ne veut pas dire qu’il y ait eu faute (pas forcement coupable) mais simplement que pour des raisons techniques la pression dans le réseau de ce quartier a dépassé les valeurs habituelles, sans doute au-delà des 10 bars. Hors il ne devrait pas y avoir de secteurs ou les pressions dépassent les 6 à 8 bars. Il est donc anormal de rejeter la responsabilité sur les habitants ou sur les plombiers qui n’auraient pas fait correctement leur travail.
C’est donc à la ville de trouver un arrangement en évitant, cela va de soi, le recours au tribunal administratif.
Deuxième principe: plus la pression est haute et plus la consommation augmente. Un robinet ouvert 30 secondes sous une pression de 10 bars laisse couler plus d’eau que si la pression était de 4 bars. C’est un problème du niveau d’entrée en sixième.
Il est donc anormal que menant par ailleurs une campagne visant à réduire la consommation « plus ça coule et plus ça coûte » la collectivité laisse perdurer une situation ou certains secteurs de la ville seraient alimentés par un réseau supérieur à 10 bars. Si cette pression s’avère nécessaire dans le réseau pour « pousser » l’eau vers des quartiers "hauts perchés", il revient à la collectivité de réduire les pressions aux compteurs des habitations.
Cela à certainement un coût, et ce coût, comme celui de la pose des réseaux est normalement porté par l’ensemble de la collectivité.
C’est le principe même de la solidarité d’un service public.
15:12 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.11.2006
Crêpes solidaires.
Les demandeurs d'asile ont besoin de moyens financiers pour faire valoir leur demande. Frais de dossier, d'avocats. Le collectif de Kemper aide dans la mesure du possible ces demandeurs mais ses moyens, comme nos ressources fossiles sont épuisables.
Le Collectif Droit d'Asile de Kemper organise donc, pour renflouer sa caisse commune, une soirée crêpes en musique le vendredi 1er décembre, au Chapeau Rouge.
L'animation musicale sera assurée par les Zingueur's Band ![]()
Le ticket comprenant un repas crêpes (une complète plus deux crêpes au choix) et l'animation musicale est fixée à 12 euros pour un adulte, 6 euros pour un enfant. L'apéritif est offert.
Inscriptions au 06 85 58 14 07
15:50 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
bravo Bilou!
Bon je sais on va me dire ... "mais tu te rends compte il balade la pub pour le groupe Sill, pire pour Véolia... "
Je réponds, que celui qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre. (Je sais c’est un peu prétentieux et surtout, il y a des droits d’auteur).
Bon blague à part, je suis très heureux que Bilou (l'ex Bigouden devenu Glazik) termine en beauté cette course du rhum, parce que c'est un vrai marin et un type bien.
Même que lorsqu'on lui parle de port Laforet pour les monocoques 60 pieds, il dit que Concarneau c'est mieux et plus pratique. C'est exactement ce que nous écologistes, disons également concernant l'agrandissement du port que prévoit la SEM et le conseil général. 11fev_port_la_foret.doc
Nous avons dans ce secteur deux ports Concarneau et Douarnenez, qui ont des capacités d'accueil importantes avec des ateliers de construction et de réparation qui demandent à être modernisés. Alors pourquoi aller creuser et bétonner le chenal de port Laforet???
Oui la plaisance peut dynamiser une activité économique dans la région, mais à condition de ne pas y sacrifier nos paysages côtiers et nos ressources halieutiques qui souffrent déjà suffisamment.
Ne laissons pas ce domaine d’activités aux promoteurs immobiliers et aux marchands de vedettes. Je suis pour que la Cornouaille en tant qu’institution politique au service d’un territoire se positionne clairement pour développer une plaisance écologiquement compatible (c’est un nouveau concept plus précis que, développement durable).
Nous avons dans un rayon de 20 km les meilleurs « skipper » au monde. Ils sont tous profondément préoccupés par la préservation de la planète. Ils peuvent être des ambassadeurs efficaces si nous savons les associer à un projet pour une plaisance respectueuse.
01:20 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.11.2006
vite dit!
Au delà du coté provocation, référencée petit "livre rouge" la question posée par Ségolène Royal sur le contrôle des élus n'est pas stupide. Arlette parle elle de "révocabilité...".
Pour ma part je m'en tiendrais à une proposition somme toute modeste et facilement applicable concernant l'exercice du mandat d'élu. Car il s'agit bien d'un mandat, c'est à dire que les citoyens confient librement à un citoyen qui s'est proposé pour le faire, d'agir en leurs noms pour le bien de tous. Je trouve normal dans ce cas que l'élu d'une part se consacre à l'exécution de ce mandat et d'autre part rende compte régulièrement de la manière dont il le fait.
Il faut sortir de la suspicion permanente, bien souvent alimentée par le fait que l'élu qui cumule se trouve de fait éloigné de ceux qui lui ont confié ce mandat. Revenons donc à quelques principes simples. On ne peut pas légiférer, voter des lois et conduire un exécutif, une mairie, un conseil général... J'apprécie beaucoup Noél Mamère qui est un très bon Député, plein de verve un tantinet provocateur et particulièrement efficace, je ne comprends donc pas pourquoi il s'obstine à vivre une situation intenable.
Pour être complet , je trouverais par contre normal qu'il reste conseiller municipal de base de Bègle sans charge exécutive. Il conserverait ainsi un pied dans la réalité local et se tiendrait au courant des difficultés rencontrées dans la mise en application des politiques au niveau municipal.
Je propose donc d'inscrire les deux principes qui suivent dans la constitution :
Interdiction de siéger dans deux exécutifs issus du suffrage universel (Maire ou Adjoint et Président ou vice Président d’un conseil Général ou Régional …)
Impossibilité d'assurer des fonctions législatives et des fonctions exécutives. (Maire et Député ou Sénateur…)
Bon d’accord il aurait fallu pour le faire que je me présente à l’élection présidentielle…pour cette fois c’est trop tard.
23:20 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.11.2006
le dimanche c'est repos!
Je reste fermement opposé à l’ouverture des commerces le dimanche pour essentiellement deux raisons de fond.
Et le fait que le 24 décembre et le 31 décembre veilles de jours fériés sont des dimanches n’y change rien.
Comment peut on le mardi plébisciter Nicolas Hulot dans son combat pour la planète et le dimanche se rendre dans les temples de la consommation augmentant ainsi la pression sur les ressources de la planète.
Tout le monde s’accorde pour admettre qu’une décroissance de la consommation de bien matériel est inévitable pour un développement durable et pourtant les décisions politiques, comme celle de la municipalité de Quimper, continuent à aller à l’encontre de cette évidence.
Comment de plus ne pas être solidaires des employés qui par cette décision d’ouverture dominicale se voient privés d’un dimanche qui aurait pu être familial. Le nombre de volontaires qui seront à leur poste ces dimanches signifie tout simplement que les rémunérations dans ce secteur d’activité sont telles que ces employés sont prêts à beaucoup de sacrifices pour boucler les fins de mois.
Le comportement de consommateurs citoyens sera pour ces deux dimanches de préférer la sortie au grand air plutôt que les allées des grandes surfaces.
Et qu'on, se le dise!
09:35 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


